L’histoire de cette festivité remonte à 1975, quand le club des jeunes du village eut l’idée originale de mettre à l’honneur les airelles-myrtilles, ces fruits sauvages qui poussent naturellement dans la région. Annie Arnoult, bénévole au musée depuis quatre décennies, rappelle que plusieurs variétés de ces baies sont présentes localement, justifiant pleinement cette célébration du terroir.
L’organisation a évolué au fil des années. Si l’initiative revient aux jeunes de l’époque, c’est le Comité des fêtes qui a repris les rênes en 1983. Quinze ans plus tard, en 1998, un partenariat avec le Musée de la Fourme et des Traditions a permis de donner une nouvelle dimension à l’événement, attirant davantage de visiteurs et renforçant son attractivité.
Une édition particulière malgré une récolte difficile
Cette année 2024 pose quelques défis aux organisateurs. La récolte de myrtilles s’avère décevante, avec des quantités bien inférieures aux attentes habituelles. Cependant, l’optimisme reste de mise. Les organisateurs ont prévu des solutions alternatives, utilisant des myrtilles séchées ou des préparations à base de confiture pour proposer les traditionnelles gourmandises aux visiteurs. L’accès à la fête reste démocratique avec un tarif unique de 5 euros pour les plus de 12 ans, et la gratuité dès 16 heures, permettant au plus grand nombre de participer aux festivités.
Le col du Béal en parallèle : concours culinaire et marché local
Simultanément, le col du Béal accueille sa propre fête de la myrtille, organisée par le Collectif Myrtille sauvage du Forez. Cette manifestation gratuite, ouverte de 10h à 18h, propose un marché de producteurs et artisans locaux, des animations musicales et le très attendu concours culinaire.
L’édition 2023 avait sacré Julie Jacob, originaire de Chalmazel, lors du concours culinaire. Cette Bretonne, installée une vingtaine d’années dans la région, avait séduit le jury avec une création originale associant pain de mie, courgette, fourme et chantilly salée à la myrtille. Sa préparation n’avait pas été de tout repos. Les tests préalables sur sa famille avaient donné des résultats mitigés, la moitié des testeurs trouvant le plat délicieux, l’autre moitié… moins enthousiaste. Paradoxalement, Julie n’avait même pas pu assister à la remise des prix, étant mobilisée comme bénévole pour le bon déroulement de l’événement.
Un engagement renouvelé pour dynamiser la compétition
Cette année, Julie renouvelle sa participation, motivée par son engagement auprès des organisateurs, dont son frère fait partie. Son objectif dépasse la simple victoire : elle souhaite contribuer au succès de la manifestation. En 2024, seulement quatre candidats s’étaient présentés, un chiffre que les organisateurs espèrent voir augmenter. Pour cette nouvelle édition, Julie envisage de présenter des « quenelles de myrtilles », une approche culinaire inédite qui témoigne de sa créativité. L’inscription au concours s’effectue le jour même, avec remise des plats avant 15 heures.
Une montée en gamme avec un chef renommé
Pour attirer davantage de participants et élever le niveau de la compétition, les organisateurs ont fait appel à Jean-François Fafournoux, chef des Toques d’Auvergne, qui intégrera le jury et proposera des démonstrations culinaires. Cette présence prestigieuse devrait contribuer à redonner de l’éclat à ce concours qui peine à mobiliser les amateurs de cuisine. Entre tradition et innovation, ces deux événements parallèles illustrent la richesse du patrimoine gastronomique local et la volonté de perpétuer des traditions centenaires tout en les adaptant aux attentes contemporaines.
Fête de la myrtille du col du Béal vendredi 15 août de 10 à 18 heures, entrée gratuite.


