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Leur chargement hétéroclite et leurs méthodes artisanales ont rapidement attiré l’attention des forces de l’ordre.
Dans la nuit du vendredi 22 août, peu avant minuit, deux jeunes gens de 17 et 18 ans ont entrepris un voyage depuis l’Ain avec une mission bien précise : acheminer clandestinement du matériel à un détenu du centre pénitentiaire de Roanne. Leur plan consistait à projeter une vingtaine de paquets par-dessus les murs d’enceinte.
Cependant, leur technique d’approche a rapidement trahi leurs intentions. Circulant tous feux éteints rue Georges-Mandel, à proximité immédiate de l’établissement carcéral, ils ont éveillé les soupçons d’une patrouille de police.
L’intervention de la Brigade anticriminalité a révélé un chargement pour le moins éclectique. Les enquêteurs ont mis la main sur une vingtaine de petits colis soigneusement préparés, contenant des denrées alimentaires accompagnées d’un objet pour le moins inattendu : un batteur électrique.
Du cannabis complète l’inventaire
Outre cette cargaison destinée à franchir les barreaux, les policiers ont également saisi 16 grammes de résine de cannabis dissimulés dans un sac appartenant à l’un des suspects. Cette possession illégale vient s’ajouter aux charges pesant contre les deux complices.
Placés en garde à vue, les deux jeunes ont rapidement admis leurs intentions sans toutefois révéler tous les détails de leur entreprise. Ils ont confirmé être venus spécialement pour cette opération de livraison clandestine, mais ont gardé le silence sur l’identité du commanditaire et du bénéficiaire final. Cette réticence à dévoiler l’ensemble du réseau laisse supposer l’existence d’une organisation plus large derrière cette tentative amateur.
Un rendez-vous judiciaire au printemps prochain
Les deux prévenus, nés respectivement en 2007 et 2008, devront répondre de leurs actes devant le tribunal le 21 avril 2026. Cette affaire illustre les méthodes toujours plus créatives employées pour contourner la surveillance pénitentiaire, même si l’amateurisme de cette tentative a rapidement conduit à son échec. L’enquête se poursuit pour déterminer les ramifications éventuelles de ce réseau de contrebande artisanal.


