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Malgré les remous locaux, Éric Le Jaouen conserve son statut de représentant d’Horizons pour les municipales de 2026 à Saint-Étienne. Alexandre Vincendet, coordinateur régional du parti d’Édouard Philippe, l’a réaffirmé tout en rappelant que la ligne nationale reste inchangée : favoriser des alliances entre la droite et le centre.
Une droite locale en désaccord
Écarté du collectif « Saint-Étienne ensemble 2026 », qui regroupe la majorité des forces de droite et du centre, Le Jaouen continue d’afficher le soutien d’Horizons. Un choix qui crispe ses anciens alliés, Dino Cinieri (LR), Quentin Bataillon et Lionel Boucher (UDI), lesquels réclament une clarification et appellent le parti à privilégier l’union plutôt qu’une candidature isolée.
Le responsable régional reconnaît que la situation est compliquée, mais assure multiplier les échanges avec les différents partenaires. Son objectif : recréer un climat de dialogue pour éviter la dispersion des voix à droite. « Personne n’a vocation à partir seul », martèle-t-il chez no confrères du progrès, tout en affichant sa confiance dans la possibilité d’un rassemblement.
Horizons Loire en rupture avec le collectif
L’affaire a même conduit à une séparation nette : après l’exclusion d’Éric Le Jaouen, c’est l’ensemble des adhérents d’Horizons Loire qui ont quitté le collectif stéphanois. Le mouvement rappelle que seuls les chefs de file désignés par Édouard Philippe et le bureau politique national sont habilités à parler au nom du parti.
À l’échelle départementale, Horizons a fixé ses représentants : Éric Berlivet pour la Loire, Jean-Luc Bouchacourt pour Saint-Chamond, Esteban Piat pour Roanne, et Éric Le Jaouen pour Saint-Étienne. Un choix assumé par la direction nationale, même si, localement, il continue de nourrir la discorde.


