L’enquête révèle un passé criminel particulièrement préoccupant avec plusieurs condamnations pour infractions sexuelles graves prononcées en 1994 et 2004 par les juridictions criminelles du Puy-de-Dôme et de Haute-Loire. La victime, une coureuse de 28 ans, avait disparu durant sa séance de jogging en avril avant d’être découverte décédée dans les eaux de la Vienne au mois de mai. L’ouvrier agricole, désormais incarcéré provisoirement, a admis devant les enquêteurs avoir infligé deux blessures mortelles à la jeune femme, tout en contestant toute préméditation homicide selon les déclarations de son conseil, Maître Aurélien Bourdier, rapportées par TF1.
Un lourd passé de violences sexuelles
L’investigation journalistique menée par La Tribune-Le Progrès dévoile un historique judiciaire alarmant remontant à 1989. Le prévenu avait comparu devant trois tribunaux criminels successifs pour des accusations d’agressions à caractère sexuel, de viols avec usage d’armes, notamment en situation de récidive.
En 2004, la cour d’assises du Puy-en-Velay avait prononcé une condamnation exemplaire de trente années d’emprisonnement, assortie d’une période de sûreté de vingt ans, pour viol récidiviste commis sous menace armée et agression sexuelle. Cette sentence s’accompagnait automatiquement de son inscription au fichier national des délinquants sexuels et violents (Fijais).
Une libération récente après vingt ans d’incarcération
Le détenu avait recouvré sa liberté en mars 2024 après avoir purgé sa période incompressible au centre pénitentiaire corse de Casabandia-Aléria. Cette remise en liberté intervient seulement quelques semaines avant la disparition tragique d’Agathe Hilairet.
L’enquête approfondie du journal régional s’appuie sur une compilation d’articles d’archives, notamment ceux publiés dans La Montagne lors de la couverture médiatique des procès criminels. Ces documents retracent les comparutions de l’accusé devant la cour d’assises du Puy-en-Velay entre le 25 et le 27 février 2004.
Cette audience constituait l’examen en appel du jugement initial rendu par les magistrats du Puy-de-Dôme en avril 2003, qui avaient déjà infligé une peine de trente ans de réclusion pour les mêmes chefs d’accusation d’agression sexuelle et de viol en récidive sous contrainte armée. Durant ces deux procédures judiciaires, l’inculpé avait constamment nié sa culpabilité.


