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Depuis juin dernier, la physionomie urbaine de Bas-en-Basset connaît des modifications majeures dues aux aménagements du rond-point de Gourdon. L’interruption de la route de Basset, initialement supportée sereinement durant la période estivale, génère désormais des tensions considérables. Le retour des activités scolaires et professionnelles a provoqué un report massif du trafic vers des voies secondaires inadaptées à cette nouvelle donne circulatoire.
Des voies de contournement saturées et inadéquates
Les résidents locaux, à l’image d’Olivier interrogé par le Progrès installé chemin du Prieuré, constatent une transformation radicale de leur environnement quotidien. Cette artère jadis paisible subit maintenant un flux constant d’automobilistes cherchant à rallier la RD12 vers Monistrol. L’infrastructure routière, dimensionnée pour un usage résidentiel, se révèle totalement inadaptée : largeur insuffisante empêchant les croisements, absence d’accotements sécurisés, déficit d’aménagements piétonniers.
Des comportements routiers préoccupants malgré les limitations
La situation se complique avec le non-respect généralisé de la limitation à 30 km/h instaurée sur ces voies de délestage. Les automobilistes, pressés de retrouver les axes principaux, négligent ces contraintes de vitesse pourtant essentielles dans un environnement résidentiel. Cette négligence comportementale amplifie les risques pour les riverains et transforme des quartiers tranquilles en zones de transit incontrôlé.
Face aux sollicitations des habitants, l’équipe municipale a déployé rapidement des dispositifs de modération : radar pédagogique et ralentisseur. Toutefois, ces installations ne résolvent qu’partiellement les dysfonctionnements observés. Les intersections demeurent particulièrement problématiques, notamment au niveau du chemin du Prieuré où les règles de priorité sont systématiquement ignorées, créant des situations potentiellement accidentogènes.
Un double stop source de dangers multiples
La configuration du croisement rue des Salles illustre parfaitement ces défaillances sécuritaires. Le double stop oblige les conducteurs à s’avancer dangereusement pour évaluer la circulation, transformant chaque passage en prise de risque calculée. Cette géométrie routière inadaptée multiplie les occasions de conflits entre usagers et compromet la fluidité du trafic de report.
La sécurité scolaire au cœur des préoccupations parentales
L’suppression de l’abribus de Gourdon cristallise les inquiétudes des familles. Une dizaine d’écoliers de Basset doivent désormais rallier l’arrêt des Salles via un parcours de quinze minutes sur des voies dangereuses. Cette contrainte supplémentaire expose quotidiennement les enfants à des risques majeurs, particulièrement redoutés à l’approche de la saison hivernale où l’éclairage public défaillant aggravera encore la situation.
Le maire Guy Jolivet reconnaît les difficultés rencontrées et multiplie les initiatives : renforcement de la présence gendarmique, installation d’équipements de sécurité, promotion d’itinéraires alternatifs via le chemin des Bachats. Cependant, sa marge de manœuvre reste limitée par l’avancement du chantier principal. Il envisage néanmoins la création d’un cheminement piétonnier temporaire pour faciliter l’accès des élèves à leur point de ramassage, sans pouvoir résoudre immédiatement les problèmes d’intersections signalés.


