Anne-Sophie Konefal-Bertrand et Linda Truchet voient leurs ambitions entrepreneuriales entravées par une série de recours administratifs. Leur initiative, qui vise à implanter une salle de sport Keepcool et une boutique Factory 34 dans le centre-bourg, accumule les retards depuis le lancement du projet. Ces deux femmes d’affaires expérimentées espéraient initialement inaugurer leurs établissements fin 2023, mais se trouvent aujourd’hui contraintes de repenser entièrement leur calendrier.
Des enjeux économiques locaux considérables
L’implantation de ces deux enseignes représente un investissement majeur pour le tissu commercial renaisonnais. Anne-Sophie Konefal-Bertrand souhaite compléter son réseau existant de salles de sport à Riorges et Roanne en proposant une offre de proximité aux habitants de la Côte roannaise. Linda Truchet ambitionne de doubler sa surface commerciale tout en devenant propriétaire de ses murs, abandonnant sa location actuelle dans le centre commercial local.
Une bataille judiciaire centrée sur le stationnement
Le cœur du différend oppose les porteuses du projet à la gérante du supermarché Market, située face au futur bâtiment. Cette dernière redoute que l’insuffisance des places de parking prévues initialement ne pousse la clientèle à utiliser son parking privé. Le tribunal administratif lui a donné raison le 18 février 2025, jugeant que sept places étaient inadéquates pour accueillir 98 personnes simultanément plus le personnel.
Suite à cette première décision judiciaire, Le Progrès explique que les entrepreneuses ont considérablement revu leur projet. Elles ont adapté l’architecture du bâtiment aux exigences du Plan local d’urbanisme en adoptant une toiture en tuiles rouge brique. Plus significativement, elles ont multiplié par quatre la capacité de stationnement en créant 32 places, dont 20 sur un terrain loué à la famille Chaucesse. Ces aménagements ont nécessité un nouveau permis de construire, obtenu et affiché le 30 juin.
Une nouvelle contestation malgré les adaptations
Deux jours avant l’expiration du délai légal de recours, Mme Paul a déposé une nouvelle contestation le 28 août. Cette fois, elle remet en question la pérennité de la solution de stationnement supplémentaire, qu’elle juge provisoire. Cette nouvelle procédure replonge le projet dans l’incertitude, avec des délais d’audiencement au tribunal administratif qui risquent de repousser encore l’ouverture.
Les entrepreneuses s’interrogent sur le ciblage spécifique de leur projet, alors que d’autres établissements ont pu s’implanter sans opposition. Le restaurant Les Gens heureux (fin 2021) et la chambre funéraire Paire (août 2022) ont été autorisés sans contestation, malgré des problématiques de stationnement similaires. Le futur immeuble Highgarden, prévu pour avril 2027 avec 980 m² commerciaux, n’a pas non plus fait l’objet de recours.


