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Le 8 août dernier à Roanne, l’alcool ayant une fois de plus pris le contrôle, l’homme s’empare du collier métallique de leur chien domestique et l’utilise pour tenter d’étrangler sa compagne. La violence de l’agression est telle qu’il parvient à soulever sa victime du sol. Seule la ruse de cette dernière, qui simule un évanouissement, lui permet d’échapper temporairement à son agresseur.
Mais l’homme ne s’arrête pas là. Dans sa rage, il se saisit ensuite du tuyau du respirateur médical que sa compagne utilise pour traiter son apnée du sommeil, tentant une nouvelle fois de l’étrangler avec cet équipement vital.
Un mois plus tard, la récidive
Le 9 septembre, le scénario se répète avec une violence renouvelée. Cette fois, l’homme s’en prend directement au visage de sa victime, lui assénant des coups à la tête et aux oreilles. Une agression qui conduira finalement la victime à porter plainte.
L’enquête révèle l’ampleur du problème d’alcoolisme du prévenu. Lors de son interpellation, plusieurs heures après les premiers faits, son taux d’alcoolémie atteignait encore 3,34 grammes par litre de sang. Un mois plus tard, après le second épisode, il dépassait toujours le gramme.
Amnésie sélective devant les juges
À la barre, l’homme reconnaît sa dépendance à l’alcool mais prétend ne garder aucun souvenir de ses actes violents annonce nos amis du Progrès. Il ne se rappelle même pas de l’intervention des forces de l’ordre. Toutefois, face aux témoignages, il finit par admettre : « Si elle affirme que je l’ai frappée, alors j’ai dû le faire. »
Paradoxalement, la victime ne réclame aucune mesure d’interdiction de contact. Son avocate évoque son besoin compulsif de « prendre soin de tout le monde », révélant un mécanisme psychologique fréquent chez les victimes de violence conjugale.
La justice tranche : protection maximale
Le tribunal et le parquet ne l’entendent pas de cette oreille. La présidente du tribunal exprime ses craintes de voir la victime « se retrouver entre quatre planches ». La procureure est encore plus directe : « L’enfer pour Madame, c’est vous. Mon travail consiste à l’aider à en sortir. » Initialement, le ministère public avait requis 12 mois de prison dont 6 avec sursis probatoire, accompagnés d’une interdiction de contact et de se rendre au domicile de la victime. Le tribunal a finalement prononcé une peine de 12 mois dont 6 de sursis probatoire, assortie par ailleurs d’une interdiction de contact et de paraître au domicile de la victime.


