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Dans la nuit du 18 au 19 février, des affiches du Nouveau Parti Anticapitaliste ont été collées sur plusieurs panneaux d’affichage libre de Roanne, notamment route de Villemontais et sous le pont ferroviaire de Saint-Louis, dans le faubourg Clermont. Arborant un slogan dirigé contre Macron et l’extrême droite au nom de la jeunesse antifasciste, ces collages étaient accompagnés d’un logo représentant un point traversé de trois flèches, un symbole qui a rapidement alimenté la controverse en raison de sa proximité visuelle avec celui de la Jeune Garde, organisation militante revenue sur le devant de la scène depuis la mort du partisan identitaire lyonnais Quentin Deranque, le 14 février.
Nicolin monte au créneau
Le maire de Roanne Yves Nicolin a réagi rapidement, dénonçant sur Facebook des appels à la violence et pointant ce qu’il perçoit comme une compromission d’une partie de la gauche locale. S’adressant directement à plusieurs candidats aux élections municipales, il leur reproche leur silence face aux événements lyonnais, qu’il interprète comme un soutien tacite. Il leur demande de se désolidariser publiquement de LFI et du NPA. Les affiches ont été retirées dans la matinée par les services municipaux.
La gauche dénonce l’amalgame
La liste L’Avenir à gauche en Roannais a répliqué sans tarder. Son chef de file Franck Beysson accuse le maire d’instrumentaliser un drame à des fins électorales et souligne la confusion entretenue entre le logo des trois flèches, présenté comme un emblème historique de l’antifascisme, et celui de la Jeune Garde, qui s’en serait emparé ultérieurement.
Mahdi Nouibat, également visé par le maire en raison de son ancienne fonction de directeur de campagne du candidat LFI aux législatives de 2024, a tenu à clarifier sa situation : il a quitté LFI il y a deux ans et rejette ce qu’il considère comme un jeu d’étiquettes politiques, réclamant qu’on cesse de l’associer à des engagements qu’il n’assume plus.


