Fondée en 2017 par Nicolas Fournier, Davy Luneau et Pascal Giraux, Dessintey s’est imposée en quelques années comme une référence dans le domaine de la rééducation intensive. Ses dispositifs IVS3 et IVS4, qui numérisent et rationalisent la thérapie miroir issue de la recherche académique française, permettent d’accompagner la récupération motrice des patients victimes d’AVC ou de traumatismes complexes. L’entreprise travaille en partenariat avec plusieurs CHU et centres de recherche, et affiche une croissance moyenne de 45 % par an, passant de 6,5 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2024 à près de 10 millions visés en 2025, après une prise de participation majoritaire du fonds Arlane.
Lauréate d’un fonds européen pour l’Ukraine
En mars 2025, Dessintey a été sélectionnée parmi les 19 projets retenus dans le cadre du Fonds pour la résilience économique de l’Ukraine, doté de 200 millions d’euros en faveur des secteurs stratégiques, énergie, eau et santé. Via son programme Rehab for Ukraine, la medtech s’est engagée à équiper 45 hôpitaux civils et militaires ukrainiens avec ses équipements de rééducation de pointe, afin de renforcer les capacités locales de prise en charge des blessés de guerre et des patients souffrant de traumatismes lourds.
Dix-huit hôpitaux déjà équipés, un déploiement qui s’accélère
À l’occasion du quatrième anniversaire du début de la guerre en Ukraine, Dessintey a dressé un bilan d’étape : 18 établissements équipés fin 2025, cinq nouveaux en cours d’installation en mars 2026, et le reste du déploiement programmé d’ici la fin du premier semestre. L’engagement de l’entreprise va bien au-delà de la simple livraison de matériel, avec une approche globale incluant la formation des équipes soignantes, le suivi clinique rigoureux des patients amputés et une inscription dans la reconstruction durable du système de santé ukrainien.
Saint-Étienne gravée dans un couloir de Kiev
C’est dans ce contexte que la direction de l’hôpital n°18 de Kiev a tenu à marquer sa reconnaissance d’une manière éloquente. La Dr Marianna Brovchenko, directrice médicale de l’établissement, a fait baptiser l’un des couloirs du bâtiment du nom de Saint-Étienne. À des milliers de kilomètres de la Loire, le nom de la ville est désormais inscrit sur les murs d’un hôpital ukrainien qui soigne les victimes d’un conflit qui n’en finit pas.
Dessintey, qui employait 25 personnes en 2025 et prévoit d’atteindre la trentaine de collaborateurs en 2026, poursuit sa trajectoire de croissance, portée, en partie, par cet engagement humanitaire et industriel hors du commun.


