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Avec 8,26 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2025, Casino accuse un repli de 2,5 % par rapport à l’exercice précédent. Une baisse qui s’explique avant tout par la fermeture ou la cession d’environ un millier de magasins engagée en 2024 dans le cadre d’un plan de restructuration massif. À périmètre comparable, c’est-à-dire en ne tenant compte que des enseignes conservées, le groupe affiche en réalité une progression de 0,5 %, indicateur que les marchés scrutent avec attention car il traduit la santé réelle du réseau maintenu.
Recentré sur ses marques urbaines de proximité, Monoprix et Franprix, ainsi que sur la plateforme Cdiscount, le distributeur tente de stabiliser son activité. Sur l’année, Monoprix progresse de 0,6 % à périmètre comparable, même si le quatrième trimestre a marqué le pas, avec un léger recul de 0,5 %. La direction pointe un contexte de consommation difficile en fin d’année, les ménages ayant fait preuve d’une prudence inhabituelle, y compris sur les achats festifs.
1,4 milliard à rembourser, des négociations sous tension
Si les résultats commerciaux montrent des signes de stabilisation, c’est sur le front financier que se joue l’avenir du groupe. Passé sous le contrôle du milliardaire tchèque Daniel Kretinsky en 2024 après des années de pertes et d’endettement structurel, Casino doit faire face à une échéance de 1,4 milliard d’euros à rembourser d’ici mars 2027.
Les discussions avec les créanciers s’annoncent âpres. La semaine dernière, le groupe a annoncé le report de la publication de ses résultats annuels complets au plus tard au 31 mars, invoquant la poursuite des négociations sur sa structure de dette. France Retail Holdings, la holding de Daniel Kretinsky qui détient la majorité du capital, pousse pour alléger significativement ce fardeau.
Une première proposition formulée en novembre envisageait de ramener la dette à 800 millions d’euros moyennant une augmentation de capital de 300 millions. La nouvelle offre sur la table prévoit désormais un apport de 400 millions d’euros pour une dette plafonnée à 900 millions.
La direction se veut rassurante et assure que les discussions progressent dans de bonnes conditions, avec un horizon de finalisation fixé avant la fin du deuxième trimestre 2026. Le chemin reste long, mais Casino affirme tenir le cap.


