Tout commence un dimanche matin au stade Galliéni de Riorges, pendant que des équipes de jeunes footballeurs s’affrontent sur les terrains. Dans les vestiaires, un intrus s’est faufilé après avoir forcé une porte et un volet roulant à l’aide d’un pied de biche. Il prend son temps, fouille méthodiquement les sacs de sport des joueurs et repart avec 874 euros en liquide, des écouteurs et quelques bijoux.
C’est en tentant de quitter les lieux qu’il tombe sur des dirigeants du Riorges Football Club, bien décidés à le retenir jusqu’à l’arrivée des policiers. Interpellé, placé en garde à vue, le jeune homme de 22 ans, déjà connu des services judiciaires pour des faits similaires, reconnaît l’essentiel des faits. Le lendemain, lundi 9 mars, il est déféré devant le procureur de la République au tribunal de Roanne.
Lundi après-midi : récidive en sortant du palais de justice
La suite confine au surréalisme. À peine sorti du tribunal, le jeune homme se rend au stade Galliéni, officiellement pour récupérer le vélo qu’il y avait laissé lors de son interpellation de la veille. Mais à proximité du complexe sportif, il repère un sac de sport abandonné à terre près d’un passant et l’emporte sans hésiter.
Mal lui en prend : la victime, un homme d’une quarantaine d’années, suit à distance le traceur GPS intégré à ses clefs, restées dans le sac. La piste numérique le conduit jusqu’aux abords du centre commercial Leclerc, où il retrouve et stoppe lui-même le voleur avant d’alerter la police.
Les fonctionnaires du commissariat, dépêchés sur place, ont la surprise de tomber sur le même individu interpellé moins de 24 heures plus tôt, quasiment au même endroit. Dans ses affaires : plusieurs téléphones portables et une montre de femme. En garde à vue, il prétend avoir trouvé les appareils dans une benne à ordures, mais ne peut justifier la présence de la montre. Il invoque une situation de précarité pour expliquer ses actes, affirmant voler pour subvenir à ses besoins et à ceux de son chien.
Deux comparutions, même épilogue
Les deux passages devant le procureur ont abouti au même résultat : une convocation à une audience ultérieure et un placement sous contrôle judiciaire. La justice aura désormais à trancher sur l’ensemble des faits reprochés. En attendant, la formule populaire jamais deux sans trois plane sur cette affaire comme une question à peine voilée.


