Chiffres temporaires du dimanche soir.
Dès ce lundi, professions de foi à rédiger et réserves de voix à identifier occupaient tous les esprits. Car si les positions de chacun semblent arrêtées, tout reste à jouer dans cette quadrangulaire inédite dans l’histoire de la ville.
Juanico mise sur les républicains, toutes tendances confondues
Fort de sa première place avec 29,16% des suffrages, Régis Juanico (PS, divers gauche) balaie l’idée d’avoir fait le plein. Il table sur les abstentionnistes et les électeurs centristes, notamment ceux de Siham Labich et d’Éric Le Jaouën, pour élargir son socle. Sans alliance avec LFI, il entend s’adresser à l’ensemble des électeurs républicains. Il prévient ses adversaires : la droite ne saurait se contenter de faire barrage à la gauche sans projet, et une éventuelle récupération des proches de Gaël Perdriau par Dino Cinieri constituerait selon lui une faute politique majeure.
Cinieri refait ses calculs et reprend confiance
Avec 16,3% au premier tour, le score de Dino Cinieri (LR, divers droite) est en deçà des espérances, mais l’ancien député n’entend pas baisser les bras. Son arithmétique est simple : en agrégeant l’ensemble des voix de droite et du centre, il se projette à 37,31%, un total qu’il juge suffisant pour l’emporter. Il compte pour cela reprendre le terrain, sa spécialité. Il exclut catégoriquement tout accord avec le RN et se montre également très critique envers LFI, accusée de vouloir affaiblir les forces de l’ordre, et envers le PS, à qui il reproche des promesses d’investissements qu’il juge irréalistes.
Jousserand seul face aux refus
Corentin Jousserand (RN) avait tenté de tendre la main aux autres listes de droite pour constituer un front contre la gauche. Sans succès : toutes ont décliné publiquement. Le candidat du Rassemblement national portera donc seul sa campagne au second tour. Du côté de la majorité sortante, Marc Chassaubéné avait appelé dès dimanche soir à voter pour le candidat de la droite et du centre, sans toutefois citer de nom. Jean-Pierre Berger, maire sortant, a tenu le même discours.
Mercier maintient la pression sur Juanico
Valentine Mercier (LFI), créditée de 13,29%, a renouvelé son appel à une union avec Régis Juanico dès dimanche soir. Ce dernier a écarté la question, rendant une quadrangulaire quasi certaine, à condition qu’aucun accord ne soit trouvé avant la date limite de dépôt des listes fixée au mardi 18 heures.
Labich sans consigne, mais déjà tournée vers l’avenir
Très attendue, la consigne de vote de Siham Labich, qui a recueilli près de 10% des suffrages, est finalement tombée en fin de journée : aucune directive. Elle estime que ses électeurs sont libres de choisir le candidat qu’ils jugent le plus à même de porter Saint-Étienne vers le haut. Forte de ce résultat qu’elle juge encourageant, elle annonce la création d’un mouvement politique 100% stéphanois et prévient qu’elle sera présente sur toutes les prochaines échéances électorales.
Le reste du département : surprises et confirmations
À Firminy, l’ancien maire communiste Marc Petit réalise un retour fracassant en arrivant en tête avec 37,59%, laissant le maire sortant Julien Luya onze points derrière lui. À Rive-de-Gier, Séverine Reynaud devient la première femme maire de la ville en renversant Vincent Bony à seulement 52 voix d’écart. À Montbrison, Christophe Bazile est réélu pour un troisième mandat avec près de 74%, tout comme Éric Berlivet à Roche-la-Molière et François Driol à Andrézieux-Bouthéon, tous deux réélus dès le premier tour. À Saint-Chamond, Axel Dugua, arrivé en tête dans tous les bureaux de vote, se profile comme le favori d’une quadrangulaire. Enfin, à Chalain-le-Comtal, Tom Rieu, candidat d’Identité-Libertés, est élu sans opposition, devenant le premier maire d’extrême droite du département.


