Photo libre de droit
À L’Étrat, 1 500 euros soustraits. À Villars, 1 000 euros. Des larcins commis entre fin 2024 et début 2025, auxquels s’ajoutent des intrusions dans une villa de Saint-Genest-Lerpt et un cabinet médical de Saint-Priest-en-Jarez, où il a sévi plusieurs mois avant d’être surpris par une soignante.
La vidéosurveillance, implacable
Le prévenu conteste les faits avec véhémence. Mais les images de vidéosurveillance racontent une autre histoire. Malgré le masque chirurgical porté pour dissimuler son visage, le tissu a parfois glissé, livrant ses traits à la caméra. Surtout, les clichés capturent des détails vestimentaires précis : une bague portée au majeur gauche, une veste de survêtement aux couleurs du club de football de Miami, une casquette sombre, des chaussures de sport identifiables. Autant d’éléments retrouvés sur le prévenu lors de sa garde à vue.
À l’audience, Ahmed Harzallah tente de minimiser les preuves, raillant l’idée d’être reconnu sur la base de vêtements vendus à bas prix dans un centre commercial stéphanois. Mais un assesseur lui tend un piège logique : car ce jour-là, le prévenu porte en salle d’audience une seconde veste identique à celle visible sur les images d’un autre fait. Même coupe, mêmes couleurs. La coïncidence devient difficile à soutenir.
Un récidiviste au lourd passé
Le casier judiciaire d’Ahmed Harzallah compte treize mentions, majoritairement pour des vols, dont déjà des intrusions dans des résidences pour seniors et des établissements hospitaliers pour subtiliser les cartes bancaires de résidents et patients. Sa dernière peine le rend libérable en juin 2029. Pour la procureure, le vol constitue pour lui un véritable mode de vie, justifiant une demande de quatre ans supplémentaires.
Le tribunal relaxe le prévenu sur certains faits, mais le déclare coupable sur la majorité d’entre eux. La sentence tombe : quatre ans de prison ferme. Son coauteur, identifié sur un seul fait, écope de dix mois. Ahmed Harzallah explose dans le box, hurlant son incompréhension avant d’être rapidement menotté et extrait de la salle. Ses cris, ponctués de menaces à peine voilées, résonnent encore dans le couloir du tribunal.


