La perquisition de son domicile, à La Fouillouse, réserve une surprise de taille : 237 kilos de résine de cannabis sont découverts sur place. L’homme est aussitôt mis en examen et placé en détention provisoire. Mais derrière ce premier coup de filet se dessine une organisation bien plus large.
Un réseau structuré, de l’Espagne à la Haute-Saône
Les investigations menées conjointement par la Section de recherches de Lyon et le groupement de gendarmerie de la Loire révèlent progressivement l’architecture du réseau. La drogue était importée depuis l’Espagne avant d’être acheminée vers plusieurs points de revente, principalement à Saint-Étienne et dans la région de Vesoul. Le domicile de La Fouillouse servait de nœud logistique, avec des livraisons régulières vers la Haute-Saône.
Le 21 mars, après plusieurs mois d’enquête, une opération coordonnée est déclenchée avec l’appui du GIGN. Les enquêteurs frappent simultanément à Vesoul, où plusieurs suspects sont pris en flagrant délit de transaction, ainsi qu’à Lille et Saint-Étienne. Au total, six personnes sont interpellées. Les perquisitions permettent de saisir plusieurs kilos de stupéfiants, des armes et des sommes en liquide.
Cinq mises en examen, quatre en détention
aiÀ l’issue des gardes à vue, cinq des six interpellés ont été mis en examen. Quatre ont été placés en détention provisoire, un sous contrôle judiciaire. L’enquête se poursuit pour mesurer l’étendue exacte du réseau et identifier d’éventuels autres acteurs encore dans la nature.


