Un homme de 64 ans, Bruno Dupont, comparaissait pour la troisième fois depuis 2022 pour des faits d’exhibition sexuelle, après une nouvelle interpellation en décembre dernier. Le 4 décembre, une employée du bar-tabac La Frite l’avait surpris en train de se masturber à proximité du comptoir, lors de la fermeture de l’établissement. L’homme avait quitté les lieux en réalisant qu’il avait été repéré. Les images de vidéosurveillance ont confirmé les faits, permettant son identification et son audition par les forces de l’ordre.
L’alcool au cœur du mécanisme
Devant les enquêteurs puis devant le tribunal, le prévenu a reconnu les faits en invoquant l’emprise de l’alcool comme facteur déclenchant. Le procureur de la République a abondé dans ce sens, soulignant que l’intéressé est lui-même conscient du risque qu’il représente lorsqu’il consomme de l’alcool. Son avocate, Maître Camille Thinon, a insisté sur la lucidité de son client quant au caractère anormal de ses actes, ainsi que sur la réalité de son empathie envers les victimes.
Bruno Dupont a présenté à l’audience le détail du parcours de soins qu’il suit depuis ses précédentes condamnations, prononcées en 2022, 2023 et 2025 pour des faits similaires. Une implication dans le suivi que la présidente du tribunal a reconnue, tout en exprimant son désarroi face à une récidive répétée malgré cet accompagnement.
Une peine alourdie, un suivi prolongé
Compte tenu de ce contexte de multiples récidives, le tribunal a condamné Bruno Dupont à 24 mois d’emprisonnement, dont 18 mois assortis d’un sursis probatoire de six ans avec obligation de soins. Une peine de 80 heures de travaux d’intérêt général complète la sanction.


