Les deux structures ont été convoquées devant la Commission nationale consultative de prévention des violences lors des manifestations sportives, dont l’audience est fixée au 13 avril prochain. Face à cette relance, Régis Juanico, maire de Saint-Étienne, et Pierrick Courbon, député de la première circonscription de la Loire, ont réaffirmé dans un communiqué commun leur refus de voir cette procédure aboutir. Tout en réaffirmant leur engagement sans réserve contre la violence dans et aux abords des stades, les deux élus s’interrogent sur le calendrier retenu, jugé précipité au regard des priorités nationales du moment, tensions internationales, pression sur le pouvoir d’achat, menace terroriste persistante.
Une audience sollicitée auprès de Laurent Nuñez
Pour peser sur la décision finale, Juanico et Courbon ont demandé une audience au ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, qu’ils espèrent obtenir dans les prochains jours. Leur objectif : l’alerter sur ce qu’ils considèrent comme des risques juridiques, institutionnels et opérationnels inhérents à une telle mesure, ainsi que sur ses effets potentiellement contre-productifs en matière d’ordre public.
Les deux élus rappellent que des échanges récents, engagés à la fois avec le club et les services de l’État, avaient ouvert la perspective d’une coopération apaisée, incluant une programmation de travaux de sécurisation du Stade Geoffroy-Guichard et de ses abords. Une logique de co-production de la sécurité que viendrait briser net, selon eux, toute décision de dissolution. Leur conclusion est sans ambages : Saint-Étienne ne mérite pas une sanction qu’aucun argument sérieux ne viendrait justifier.


