Bruit, agitation nocturne, va-et-vient incessant : cette expérience immersive volontairement décalée est avant tout un cri d’alarme. Derrière le ton humoristique se cache un message on ne peut plus sérieux, porté par des riverains, des étudiants, des familles et des commerçants excédés par des années de troubles nocturnes.
Un arrêté municipal contourné
Le collectif ne s’en prend pas seulement aux nuisances, mais aussi à l’inefficacité du cadre réglementaire censé les encadrer. Un arrêté municipal interdit pourtant la vente dans les épiceries entre 22h et 6h. Mais plusieurs commerces de la rue auraient modifié leur statut juridique pour se déclarer fast-foods, s’affranchissant ainsi de cette contrainte. Résultat : la mesure ne produit plus aucun effet sur le terrain, et les nuisances perdurent en toute impunité réglementaire.
Une régulation globale réclamée
Pour mettre fin à cette situation, le collectif appelle à une refonte plus large de la réglementation applicable à l’ensemble des commerces de nuit du secteur, sans distinction de statut. L’objectif est simple : rendre à cette artère du centre-ville stéphanois le calme auquel ses habitants estiment avoir droit.


