Hotel de Ville de Saint-Etienne. www.42info.fr
La nouvelle équipe municipale, installée depuis la victoire de Régis Juanico aux élections de mars, a décidé de rompre avec la stratégie juridique du premier procès. L’avocat lyonnais Henri-Pierre Vergnon, qui avait représenté la Ville lors de l’audience de septembre 2025, a été remplacé par un cabinet stéphanois. C’est désormais Me Baptiste Bonnet qui assurera la défense des intérêts de la collectivité lors des audiences du 8 au 12 juin devant la Cour d’appel de Lyon.
Un profil qui ne doit rien au hasard
Le choix de Baptiste Bonnet dépasse la simple question de compétence territoriale. Spécialiste de droit public, il est également le doyen de la faculté de droit de Saint-Étienne, poste auquel il a été élu pour la première fois en 2017, puis réélu en 2022 — une longévité inédite dans cette fonction. Depuis le début de l’année, il préside en outre, à l’échelle nationale, la Conférence des doyens des facultés de droit et de science politique. Une stature académique et institutionnelle qui confère à sa nomination une résonance particulière.
Réparer une dimension négligée
Derrière ce changement se dessine une stratégie judiciaire plus offensive. La Ville estime que sa position de victime n’a pas été suffisamment mise en lumière lors du premier procès. Si le tribunal correctionnel de Lyon avait accordé 40 000 euros au titre des préjudices d’image et moral, il avait en revanche écarté sans justification la demande de remboursement des 40 000 euros de subventions détournées. Cette fois, l’équipe municipale entend faire valoir pleinement l’atteinte portée à l’image de la ville pendant de longues années.
Le procès s’ouvrira le 8 juin devant la Cour d’appel de Lyon pour une semaine d’audiences.


