Tout commence le 8 mars dernier, à quelques centaines de mètres du domicile de Colette, 80 ans, résidente de Bourbon-Lancy en Saône-et-Loire. Interceptée par les gendarmes après un excès de vitesse, elle passe sans difficulté le test d’alcoolémie. C’est le dépistage salivaire qui va tout bouleverser : le résultat indique une présence de cocaïne, d’amphétamines et d’opiacés. Pour l’octogénaire, l’annonce tient de l’absurde.
De la route à la gendarmerie
Conduite dans les locaux de la gendarmerie pour être entendue, Colette se soumet à un second test salivaire. Quelques jours plus tard, le résultat tombe : négatif. Le premier résultat était un faux positif. Si le dénouement la blanchit entièrement, les heures passées à devoir se justifier ont laissé des traces.
Une plainte contre la gendarmerie
Loin de tourner la page, Colette a saisi l’Inspection générale de la gendarmerie nationale, estimant avoir été injustement mise en cause et avoir souffert de cette méprise. Du côté des gendarmes, la position est claire : le protocole a été scrupuleusement respecté à chaque étape du contrôle. Le différend est désormais entre les mains de l’institution.


