Lundi 18 mai : ouvrir le bal avec douceur et singularité
Le Solar accueille en soirée deux artistes aux univers radicalement différents. Steve Ibrahim, jeune auteur-compositeur de 30 ans tout juste, apporte un folk hybride nourri de ses racines franco-africaines, après un premier titre remarqué sur les scènes parisiennes. À ses côtés, Juliette Magnevasoa, originaire de Madagascar, impose une folk intimiste et voyageuse, déjà repérée par de grandes pointures de l’industrie musicale.
La Comète prend ensuite le relais avec Vincent Delerm, figure tutélaire de la chanson française, en tournée après une nouvelle série de dates, et Gildaa, poétesse électrique franco-brésilienne dont la langue et les influences brouillent les frontières avec une grâce singulière.
Mardi 19 mai : la scène locale à l’honneur
C!el investit Le Solar. Cet artiste stéphanois, voix disruptive portée par une énergie de révolte tranquille, représente tout ce que le festival aime défendre : un talent du territoire, propulsé vers une reconnaissance nationale.
La Comète accueille quant à elle Sam Sauvage, guitariste et chanteur au charisme généreux, dont les intentions scéniques mêlent folk, électro et pop avec une liberté revendiquée, ainsi que Félix Radu, jeune artiste qui construit discrètement mais sûrement son chemin vers les grandes scènes.
Mercredi 20 mai : entre intimité et ferveur collective
Le Solar met en lumière Lisa Claudie, dont l’énergie vive et les basses discrètes créent sur scène une invitation au lâcher-prise, accompagnée d’Alma Rechtman, compositrice jazz à la voix puissante et à la maturité artistique rare.
La Comète réserve sa soirée à une rencontre improbable et réjouissante : Vincent Dedienne, amoureux des chansons et des silences, partage l’affiche avec Malaka, groupe dont la musique convoque la simplicité, l’amitié et la mélancolie joyeuse en un seul souffle.
Jeudi 21 mai : Paroles de Zinc et nuit stéphanoise
La journée du 21 mai est double. Dans la journée, Le Solar accueille Persephone, artiste aux mélodies russes et à l’écriture acoustique tranchante, et Teddybear, musicien d’origine ardéchoise révélé par une performance mémorable aux côtés de grandes figures du rap français.
Le soir, La Comète s’illumine avec Solann — sacrée Révélation féminine aux Victoires de la Musique 2025 — et Brique Argent, dont chaque chanson explore le rapport intime entre l’individu et le monde qui l’entoure.
Mais la grande fête du jeudi se joue en dehors des salles. À partir de 19h, Paroles de Zinc envahit gratuitement les bars du centre-ville. Neuf groupes et artistes ligériens se succèdent dans deux adresses emblématiques, pour une fête populaire et ouverte à tous : Tayri, Pauline Orta, Cyrious, La Volta, Poto Carré, Cam, Tulipe, Polokus et Mugen.
Vendredi 22 mai : le Fil entre en scène
Le passage au Fil marque un changement d’échelle. Miki, révélation parisienne dont le premier EP a circulé bien au-delà des cercles initiés, ouvre une soirée que Romsii — auteur de titres déjà remixés et diffusés à grande échelle — vient compléter avec une présence scénique percutante.
Samedi 23 mai : le rap s’installe au Zénith
Georgio, Yuston XIII et Yoa investissent la grande salle stéphanoise pour une soirée rap d’envergure. Georgio, fort d’un demi-milliard de streams et d’une discographie jalonnée de certifications, apporte une émotion brute et organique. Yuston XIII, après plus d’un an d’absence, revient en forme singulière avec une voix capable de traverser les genres. Yoa, sacrée Révélation scène aux Victoires de la Musique 2025, boucle un trio aussi complémentaire qu’électrique.
Dimanche 24 mai : apothéose avec Feu! Chatterton et Terrenoire
Le Zénith réserve sa clôture aux deux groupes phares de la scène française indépendante. Feu! Chatterton, de retour après un album acclamé et une tournée triomphale, retrouve son public avec cette intensité rare qui les a rendus incontournables. Terrenoire, duo stéphanois devenu fierté nationale, cartographie sur scène ses 14 nouvelles chansons entre lumière et ombre, dans une musique sensible et organique qui parle de territoire comme peu d’autres savent le faire. Dinaa, artiste mélancolique et solaire à la fois, ouvre cette dernière soirée avec une grâce qui n’appartient qu’à elle.
Vendredi 29 mai : le campus en fête
Au-delà de la semaine officielle, le festival prolonge l’aventure avec Danyl sur la scène du parc du campus Tréfilerie, dans le cadre du Fest’U. Entrée gratuite, public étudiant, ambiance décomplexée : une façon de rappeler que la musique n’a pas de frontières sociales.
La parité, un engagement concret
Cette édition porte également une attention particulière à la place des femmes dans la création. Plus de 50 % des artistes programmés sont des femmes, et neuf ateliers d’écriture animés par Radikale Junkypop, Giddy Up et Léa Del Rosso sont proposés aux femmes cisgenres et transgenres jusqu’au 21 mai, à l’Amicale laïque du Crêt-de-Roc. Les travaux seront présentés lors du rendu final dans le cadre de Paroles de Zinc.
Billetterie et accessibilité
Le festival s’attache à rester accessible : tarif à 2€ au Solar, de 14 à 28€ à La Comète, de 15 à 30€ au Fil, de 18 à 36€ au Zénith, avec un pass week-end à 75€. Des tarifs réduits sont prévus pour les étudiants, demandeurs d’emploi, bénéficiaires du RSA et les moins de 12 ans.


