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Repartir de zéro après le succès de Palais d’Argile et sa tournée des Zéniths : le défi était immense. La création de Labyrinthe a débuté par une résidence au musée du Louvre en 2023, sans autre objectif que de composer librement. Mais la période était troublée : fatigue post-tournée, naissances, et surtout le décès de Jean-Philippe Allard, leur manager, en 2024 — un drame survenu en plein doute collectif. C’est de cette perte qu’est née Mille vagues, écrite dans l’urgence du deuil, et qui a paradoxalement remis le groupe sur les rails.
L’espoir comme fil conducteur
Premier single extrait de l’album, Allons voir s’impose comme un hymne inattendu à la vie. Sébastien Wolf reconnaît que le groupe a souvent compris le sens de ses chansons après coup. Celle-ci leur a servi de boussole dans le labyrinthe de la création, mais aussi d’antidote personnel à une période mondiale sombre. Les naissances récentes dans le groupe n’y sont pas étrangères.
Les thèmes de Labyrinthe s’articulent autour de cette quête de lumière : l’altérité et la fraternité avec Mon frère, dédié aux migrants ; la masculinité questionnée dans Baisse les armes ; l’exil et le temps qui passe dans L’Étranger, adaptation d’un poème d’Aragon. Des sujets qui partent de l’intime pour atteindre l’universel, sans jamais verser dans le militantisme assumé.
Pop sophistiquée et racines rock
Musicalement, Labyrinthe poursuit l’exploration électronique amorcée sur le précédent album tout en regardant vers la pop anglo-saxonne contemporaine. Billie Eilish, Bad Bunny, Rosalía : des artistes dont la production ultra-sophistiquée sous des dehors accessibles a fasciné le guitariste. Le résultat est un objet hybride, rock, pop, morceaux dénudés, que les textes tiennent ensemble comme un fil d’Ariane.
Sur scène : de l’énergie à l’émotion nue
En concert, Feu! Chatterton cultive les contrastes. Passages techno et dansants d’un côté, instants d’une intimité absolue de l’autre. Une alchimie qui fonctionne aussi bien dans une salle de 500 personnes qu’à l’Accor Arena devant 15 000 spectateurs — une découverte qui continue de les surprendre eux-mêmes.
Dix ans après leurs débuts à Paroles et Musiques
En 2014, Feu! Chatterton jouait en première partie de Fauve sur la scène stéphanoise. Depuis, des caves de lycée aux grandes salles françaises, le groupe a parcouru un chemin que ses membres n’imaginaient pas. Dimanche soir au Zénith, accompagnés de Dinaa et Terrenoire en première partie, ils referment une boucle avec ce festival qui les a vus naître.
Dimanche 24 mai à 18h — Zénith de Saint-Étienne. Tarifs : de 39 à 49 €. Billetterie : ckelprod.trium.fr
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