L’huile de friture usagée n’a, a priori, rien d’un butin de choix. Et pourtant. Dans un contexte de transition énergétique où les biocarburants gagnent en valeur, ces résidus graisseux sont devenus une matière première recyclable particulièrement convoitée. C’est précisément cette opportunité économique qu’un réseau présumé aurait tenté d’exploiter en ciblant les cuves de quatre restaurants McDonald’s de Saône-et-Loire, dont les huiles de friture usagées ont été siphonnées lors d’opérations organisées.
Cinq mises en examen, deux territoires
Jeudi et vendredi derniers, cinq individus résidant en Île-de-France et à Saint-Étienne ont été présentés à une juge d’instruction du pôle criminel de Chalon-sur-Saône. Tous ont été mis en examen pour vol et recel en bande organisée. Parmi eux figure un sexagénaire domicilié à Saint-Étienne, installé en France depuis 2024, qui exerce une activité déclarée dans la collecte de produits non dangereux. Il est soupçonné d’avoir joué un rôle dans le recel des huiles dérobées, destinées à être revendues pour transformation en biocarburants.
L’enquête se poursuit
Le démantèlement de ce réseau présumé, révélé par Le Progrès, n’a pas clos le dossier. La justice cherche désormais à établir avec précision le rôle de chacun des protagonistes et à mesurer l’ampleur réelle du trafic. Les investigations se poursuivent sous la conduite de la juge d’instruction de Chalon-sur-Saône.


