Depuis l’annonce faite en mars dernier par l’Adapei de la Loire, la tension monte dans les familles des travailleurs accompagnés par l’ESAT de Bel Air. La décision de fermer le dispositif SA ESAT d’ici la fin de l’année a provoqué une vague d’inquiétude et d’incompréhension parmi les proches de ces hommes et femmes en situation de handicap, pour qui ce service représente bien plus qu’une simple prestation administrative.
Un équilibre fragile, brutalement remis en question
Ce que les familles défendent, c’est un équilibre de vie soigneusement construit autour des capacités et des limites de leurs proches. Si les travailleurs concernés sont en mesure d’exercer une activité professionnelle, la plupart ne peuvent le faire qu’à temps partiel. Le dispositif SA ESAT comble précisément ce vide en proposant, en dehors des heures de travail, des activités favorisant l’autonomie, le maintien des acquis et l’insertion sociale. Supprimer ce maillon, c’est exposer des personnes vulnérables à un quotidien sans cadre, sans stimulation, sans repères avec le risque réel de voir s’effriter des progrès obtenus de haute lutte.
Un dialogue collectif, pas des réponses au cas par cas
Face à ce qu’elles vivent comme une décision unilatérale, les familles ne veulent pas se laisser enfermer dans des échanges individuels avec la direction. Elles exigent d’être reçues ensemble, collectivement, pour peser sur les décisions qui les concernent toutes. Leur conviction est simple : une fermeture de cette nature ne peut trouver de réponse satisfaisante qu’à travers une concertation globale, capable d’explorer des alternatives et de tenir compte de l’ensemble des situations. Le combat ne fait que commencer.


