Tout a commencé avec un cadeau de son mari. Aujourd’hui, à 34 ans, Marine Baguet-Chataignon parcourt entre 15 et 20 heures de vélo par semaine, soit environ 300 kilomètres avalés en plus de ses journées d’agricultrice à Sainte-Croix-en-Jarez. Une cadence de sportive de haut niveau, pour une femme qui se définit pourtant comme amatrice, mais une amatrice habitée par la passion et portée par une conviction profonde.
La veille des pros, la même route
Avec sept autres cyclistes réunies au sein de l’association Donnons des Elles au vélo, Marine s’apprête à relever un défi hors norme : réaliser les mêmes étapes que les coureurs du Tour de France masculin, mais avec vingt-quatre heures d’avance. Le parcours démarre en Espagne, traverse les Landes, remonte à travers le Massif central, file vers l’Est, descend dans les Alpes avant de s’achever à Paris. L’objectif personnel de Marine est simple : tenir sur la durée, et que le groupe de huit aille au bout ensemble.
Porter deux combats à la fois
Pour cette agricultrice passionnée, enfourcher son vélo n’est pas seulement un acte sportif. C’est aussi une façon de démontrer qu’exercer un métier exigeant n’interdit pas d’avoir d’autres ambitions, d’autres horizons. À travers chaque ville traversée, Marine et ses coéquipières entendent envoyer un message clair : les femmes sont capables de relever des défis costauds, et leur place dans le cyclisme comme dans le sport en général mérite d’être défendue et célébrée. Un engagement militant, assumé et porté sur deux roues à travers toute la France.


