Les faits remontent à avril dernier, lorsque le trentenaire avait été retrouvé en possession d’une cinquantaine de grammes de résine de cannabis à l’issue d’un parloir. S’il reconnaît la détention de drogue, il conteste en revanche avoir menacé les agents qui l’avaient fouillé ce jour-là. Le président du tribunal, Mickaël Guillaumin, lui a pourtant rappelé avoir averti les surveillants qu’il les attendrait près du rond-point devant l’établissement, à sa sortie prévue deux mois plus tard.
Une mise en garde ou une menace ? Les avocates s’opposent
Le prévenu a assuré qu’il s’agissait davantage d’une tentative de négociation que d’une réelle menace, tout en concédant que son comportement posait problème et en promettant de changer. Son avocate, Me Sarah Morel, a plaidé que les propos rapportés restaient trop imprécis pour être qualifiés de menace. Un argument que ne partage pas Me Laure Picard, conseil des deux agents pénitentiaires concernés, pour qui le contexte carcéral suffit à lui seul à donner à ces mots toute leur gravité.
Le verdict fait sauter les nerfs du prévenu La procureure, Louise Gayon, a insisté sur les tendances agressives du prévenu durant ses réquisitions, alors que ce dernier semblait déjà perdre patience. À l’annonce de sa condamnation, l’homme a fini par craquer, hurlant qu’il allait tout détruire dans l’établissement et frappant la vitre du box des prévenus, avant d’être maîtrisé par l’escorte et évacué de la salle d’audience.


