À l’appel de la Fédération nationale des mandataires judiciaires indépendants à la Protection des majeurs (FNMJI), ils sont invités à se réunir devant les préfectures pour interpeller l’État sur leur rémunération, gelée depuis 2014. Un rassemblement est prévu à 10 heures, y compris à Saint-Étienne. Ces professionnels sont mandatés par les magistrats lorsqu’une personne majeure ne peut plus pourvoir seule à ses intérêts. Leur rôle consiste à protéger les droits de ces personnes, à organiser leur accompagnement et à sécuriser leur situation au quotidien.
Un coût de référence inchangé depuis douze ans
Depuis douze ans, le coût de référence par mesure et par mois reste fixé à 142,95 euros. Cette somme doit pourtant couvrir l’ensemble des charges de fonctionnement des cabinets : déplacements, assurances, téléphonie, informatique, comptabilité, ou encore salaires des assistants. Jusqu’en 2014, ce montant était indexé sur le Smic horaire. Si ce mécanisme avait été maintenu, il s’élèverait aujourd’hui à 180,30 euros. C’est pourquoi la FNMJI réclame au Gouvernement le passage du coût de référence à 150 euros par mesure. La présidente de la FNMJI, Anne-Lyne Rouget, explique que cette mobilisation vise à faire entendre une réalité de terrain que les chiffres ne suffisent plus à traduire. Elle souligne que de nombreux professionnels engagés traversent une période de doute et d’épuisement, certains envisageant même de renoncer à poursuivre leur activité, alors que les besoins des personnes protégées ne cessent d’augmenter. Selon elle, après des mois d’alertes, de propositions et de dialogue, la profession attend désormais un signal clair de la part de l’État, sans lequel c’est tout un mode d’exercice qui risquerait de se fragiliser durablement.


