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Ce dernier avait pris le contrôle du groupe en 2024, après plusieurs années marquées par des pertes importantes et un surendettement chronique. Le groupe stéphanois, qui rassemble notamment les enseignes Monoprix, Franprix, Naturalia et Cdiscount, doit faire face à une échéance de remboursement de 1,4 milliard d’euros prévue en mars 2027.
Un conseil d’administration convoqué prochainement
Selon le communiqué du groupe, un conseil d’administration doit être réuni à brève échéance afin d’examiner les positions respectives des différentes parties et d’arrêter, dès le mois de juillet, les termes de la modification du plan de sauvegarde. La proposition qui en résultera sera ensuite soumise au vote des actionnaires, des banques et des créanciers, avant d’être présentée au tribunal des activités économiques de Paris.
Casino précise que les propositions formulées par ses créanciers et par Daniel Kretinsky auraient un effet massivement dilutif pour les actionnaires actuels, ce qui reviendrait à réduire significativement leur poids au sein du capital du groupe.
Un maintien de Daniel Kretinsky comme condition centrale
Le groupe indique que cette opération de restructuration est conditionnée au maintien de Daniel Kretinsky en tant qu’actionnaire de contrôle. Casino souhaite par ailleurs que l’ensemble des mesures de restructuration de sa dette puisse être mis en œuvre d’ici la fin du second semestre 2026.
La dette de Casino avait déjà été allégée de près de 5 milliards d’euros lors d’une première restructuration menée il y a deux ans, une opération qui s’était accompagnée du départ du PDG historique du groupe, Jean-Charles Naouri. Depuis, l’endettement du groupe est cependant reparti à la hausse, rendant nécessaire cette nouvelle phase de négociations.


