L’énergie utilisée est issue des déchets verts ou de la station d’épuration Furania, a expliqué Christophe Faverjon, vice-président de Saint-Étienne Métropole chargé des mobilités et des transports. Il a souligné que tous les acteurs doivent désormais agir contre le changement climatique plus que jamais, et qu’à ce titre, l’ensemble du parc de véhicules deviendra propre d’ici quelques années.
Jeudi 9 juillet, la Stas et Saint-Étienne Métropole inauguraient les nouveaux bus bioGNV du réseau. Ces bus roulent au biométhane, un gaz naturel comprimé issu des déchets organiques. Cette diversification énergétique s’inscrit dans la continuité de la stratégie de décarbonation de la Stas, qui avait déjà mis en place des trolleybus ainsi que des bus électriques.

16 millions d’euros investis
Régis Juanico, maire de Saint-Étienne et président de Saint-Étienne Métropole, a rappelé qu’une inauguration similaire avait eu lieu quelques semaines auparavant pour les trolleybus électriques sur la ligne M6. Il a précisé qu’il s’agissait cette fois d’une autre modalité de décarbonation, avec 17 bus déployés sur la ligne M5. Ces véhicules, mis en service depuis le 17 juin, remplacent des bus Diesel arrivés en fin de vie sur une ligne qui totalise 9 100 voyageurs par jour, soit plus d’1,6 million chaque année.
Cette transition s’inscrit dans une stratégie de long terme. Christophe Faverjon a rappelé qu’il avait fallu créer des stations, s’appuyer sur des agriculteurs du territoire pratiquant la méthanisation, et acquérir les véhicules, un processus qui nécessite anticipation et planification. Il a précisé qu’il s’agissait des tout premiers véhicules et que l’intégralité de la ligne serait équipée d’ici l’automne. Deux stations de ravitaillement ont ainsi été créées, à Genilac et à Unieux, pour accompagner ce déploiement.
Des bus plus silencieux et moins polluants
Ces nouveaux véhicules présentent plusieurs avantages : ils polluent moins, sont climatisés, dépourvus de rétroviseurs extérieurs au profit d’une rétrovision intérieure, et 50 % moins bruyants que les bus traditionnels. C’est ensuite sur la ligne M2 que ces bus bioGNV seront déployés pour atteindre les 31 véhicules prévus. Leur coût reste comparable à celui des bus Diesel, avec un tarif de 360 000 euros pour un bus simple et 580 000 euros pour un bus double.


