Ambiance explosive à Villerest ce mardi soir. Alors qu’une soixantaine d’habitants s’étaient déplacés pour assister au conseil municipal, la majorité a voté le huis clos dès l’ouverture de la séance, obligeant l’ensemble du public à quitter les lieux dans la stupeur générale.
Le conseil s’annonçait déjà tendu : les élus devaient voter le maintien ou non d’Aldo Marcuccilli et de Farida Ayadene à leur poste d’adjoints. Mais avant même que ce point ne soit abordé, quatre élus ont demandé le passage en huis clos. La majorité a suivi en votant cette mesure, privant les citoyens du droit d’assister aux débats.
« C’est la honte, on est en démocratie »
La décision a immédiatement provoqué l’indignation parmi les habitants présents. Le sentiment d’être tenus à l’écart d’une décision politique importante nourrit la colère dans cette commune du nord de la Loire. Pour beaucoup, voter un huis clos sur un sujet aussi sensible que le maintien d’adjoints relève d’un manque flagrant de transparence.
Si le huis clos est une possibilité prévue par le Code général des collectivités territoriales, son usage reste rare et généralement réservé à des situations particulières. Les motifs précis invoqués par les quatre élus demandeurs n’ont pas été rendus publics à ce stade.
Le résultat du vote reste inconnu
À l’heure actuelle, l’issue du scrutin concernant Aldo Marcuccilli et Farida Ayadene n’a pas été communiquée. Les habitants de Villerest attendent désormais des explications sur les raisons de cette mise à l’écart et sur les décisions prises à l’abri des regards.


