Il avait tout planifié. Smaïl Aich devait partir à la retraite le 1er octobre 2026, après 42 ans et demi passés à l’usine du Marais, à Saint-Étienne. Mais la liquidation de NovAsco, dernier repreneur en date d’Ascométal, prononcée le 17 novembre 2025, a brutalement bouleversé cette dernière ligne droite. Un de plus, pour un homme qui aura traversé quatre plans sociaux en dix ans au sein de la même entreprise.
Quatre plans sociaux en dix ans
Le témoignage de Smaïl Aich dresse le portrait d’une carrière ouvrière marquée par une succession de crises industrielles. Quatre plans sociaux en une décennie : autant de séquences d’incertitude, de mobilisations, de craintes pour l’emploi. L’usine du Marais, emblématique de l’industrie sidérurgique stéphanoise, a connu une série de reprises et de restructurations qui ont rythmé la vie de ses salariés.
À chaque fois, Smaïl Aich est resté. Jusqu’à ce que NovAsco, censé incarner une nouvelle chance pour le site, soit à son tour placé en liquidation judiciaire en novembre dernier.
Une fin de carrière sous tension
La question de son départ à la retraite, prévue quelques mois plus tard, reste entourée d’incertitudes. Les conditions exactes dans lesquelles il quittera — ou a quitté — l’entreprise, ainsi que les mesures d’accompagnement éventuellement prévues pour les salariés touchés par la liquidation, n’ont pas encore été précisées publiquement.
Son cas n’est pas isolé. La liquidation de NovAsco concerne l’ensemble des salariés encore en poste sur le site stéphanois, dont le devenir reste à ce stade incertain.


