Laurent Lombard.
Natif de Coutouvre, le sous-officier a construit l’ensemble de son parcours professionnel dans ce même bassin géographique, enchaînant depuis la fin des années 1990 des postes parfois de longue durée entre Loire et Rhône. À 52 ans, à six années seulement de la retraite, le nouveau commandant pourrait bien clore sa carrière à Villerest, tant son attachement au Roannais a guidé chacune de ses mutations.
Son parcours débute en 1996, à la brigade de La Pacaudière, où il rejoint les rangs comme gendarme auxiliaire dans le cadre du service militaire. Dix-huit mois plus tard, il intègre l’école des sous-officiers de la gendarmerie de Chaumont, avant une première affectation officielle en 1998 à l’escadron de gendarmerie mobile de Bron.
Six années lyonnaises marquantes précèdent, en 2004, son passage en gendarmerie départementale, toujours dans le Rhône, période durant laquelle il décroche son examen d’officier de police judiciaire. Neuf années passées dans le Val-d’Oingt le rapprochent enfin du Roannais en 2013, avec une nouvelle affectation en brigade à Thizy. Il prend ensuite le commandement de la brigade de Belmont-de-la-Loire de 2017 à 2022, avant de rejoindre celle de Charlieu jusqu’à cet été, dernière étape avant Villerest.
Un secteur résidentiel confronté à la hausse des cambriolages
Si l’activité opérationnelle de Villerest s’annonce comparable à celle de Charlieu, le major Lombard découvre un territoire aux caractéristiques bien spécifiques. Les communes de Villerest, Commelle-Vernay et Saint-Jean-Saint-Maurice se distinguent par un profil résidentiel marqué, propice logiquement à une proportion plus élevée d’atteintes aux biens.
Le secteur a d’ailleurs enregistré une légère hausse des cambriolages cet été, un phénomène à relativiser puisque le territoire de Villerest n’en dénombrait aucun durant la même période en 2025.
Parmi les dossiers prioritaires fixés à la douzaine de militaires de la brigade figurent en bonne place la lutte contre les violences et les atteintes sexuelles sur mineurs, ainsi que le traitement des violences intrafamiliales, deux enjeux qui structureront l’action de la gendarmerie locale dans les mois à venir.


