À Saint-Étienne aussi, le mouvement national du 26 septembre veut descendre dans la rue. Depuis la fin du mois d’août, un groupe local prépare une marche qui doit réunir habitants, associations, collectifs écologistes, organisations syndicales et formations politiques.
Le rendez-vous est fixé à 10 heures à la Bourse du travail de Saint-Étienne. L’existence de cette mobilisation locale et son horaire sont également annoncés par le Collectif pour une Transition Citoyenne dans la Loire.
Un cortège jusqu’à la place Jean-Jaurès
Selon le communiqué diffusé par les organisateurs stéphanois, le cortège doit ensuite traverser une partie de la ville pour rejoindre la place Jean-Jaurès aux alentours de 11 h 30.
Les organisateurs souhaitent placer les citoyens en tête de la manifestation, devant les associations et collectifs, puis les représentants des syndicats et des organisations politiques. Une organisation destinée à donner au rassemblement une dimension avant tout citoyenne.
À l’arrivée, plusieurs temps d’échange sont annoncés. Des assemblées doivent permettre aux participants de débattre des questions climatiques et sociales et des éventuelles suites de la mobilisation. Un pique-nique est également prévu.
Une mobilisation nationale déclinée à Saint-Étienne
La manifestation stéphanoise s’inscrit dans un mouvement organisé simultanément dans de nombreuses villes françaises le samedi 26 septembre. L’appel national rassemble des organisations et des citoyens autour de quatre thèmes : le climat, le vivant, la paix et la justice sociale.
À Saint-Étienne, la préparation a débuté plusieurs semaines avant la manifestation. D’après le collectif local, des réunions sont organisées chaque vendredi depuis le 28 août et réunissent plusieurs dizaines de participants issus de différents horizons.
Les organisateurs mettent notamment en avant les épisodes de fortes chaleurs, les sécheresses et les incendies observés durant l’été pour justifier cette nouvelle mobilisation. Plusieurs organisations syndicales ont également annoncé leur participation aux marches nationales du 26 septembre, notamment autour des conséquences des fortes chaleurs pour les salariés et les services publics.
Trois grandes demandes portées au niveau national
Au-delà de la manifestation, le mouvement porte une série de revendications adressées aux pouvoirs publics. L’appel national réclame notamment la mise en place d’un plan d’urgence, d’un plan d’adaptation au changement climatiqueet de mesures destinées à réduire les émissions responsables du réchauffement.
Parmi les propositions défendues figurent la rénovation thermique des logements, le renforcement des moyens consacrés à la sécurité civile, le développement des transports publics ou encore la protection des personnes exposées aux fortes chaleurs.
Le collectif national défend également plusieurs dispositifs fiscaux pour financer ces mesures, dont une taxation accrue des profits liés aux énergies fossiles et un impôt climatique ciblant les patrimoines les plus élevés. Il s’agit de revendications formulées par les organisateurs, et non de mesures actuellement adoptées par les pouvoirs publics.
Une nouvelle réunion le 25 septembre
À Saint-Étienne, la mobilisation continue de se préparer jusqu’à la veille du rassemblement. Une dernière réunion ouverte est annoncée vendredi 25 septembre à 19 heures, place Jean-Jaurès.
Une semaine plus tard, les organisateurs espèrent donc faire de la matinée du 26 septembre un rendez-vous suffisamment large pour dépasser le seul cercle des militants écologistes. La marche débutera à 10 heures à la Bourse du travail avant de gagner le centre de Saint-Étienne.

