Le marché du travail ligérien affiche une évolution encourageante. Au troisième trimestre 2026, la Loire comptait en moyenne 32 460 personnes inscrites à France Travail en catégorie A, correspondant aux demandeurs d’emploi n’ayant exercé aucune activité professionnelle.
Ce chiffre représente une diminution de 550 personnes par rapport au trimestre précédent, soit un recul de 1,7 %. Sur une année, la baisse atteint 3,7 %.
En élargissant l’analyse aux catégories A, B et C, qui regroupent les personnes tenues de rechercher un emploi, avec ou sans activité réduite, le département totalise 60 540 inscrits.
Là encore, la tendance est à la baisse : 460 demandeurs d’emploi de moins sur trois mois, soit un recul de 0,8 %. Sur un an, la diminution atteint 1,8 %.
Parmi ces inscrits, 28 080 personnes exercent une activité professionnelle réduite tout en poursuivant leur recherche d’emploi.
Près de 68 600 inscrits à France Travail dans le département
En prenant en compte les catégories A à E, qui comprennent également certaines personnes non tenues de rechercher immédiatement un emploi, le nombre total d’inscrits dans la Loire atteint 68 590.
Cet effectif demeure pratiquement stable sur le trimestre, avec 130 personnes de moins, et recule de 1,4 % sur douze mois.
Deux autres catégories, introduites en janvier 2025 dans le cadre de la réforme du service public de l’emploi, complètent ces statistiques.
La catégorie F rassemble 7 044 personnes engagées dans un parcours social, tandis que 3 828 inscrits figurent en catégorie G, dans l’attente d’une orientation.
Ces données sont présentées séparément des catégories traditionnelles et ne sont pas corrigées des variations saisonnières.
Une situation plus favorable que dans le reste de la région
La Loire se distingue nettement de la tendance observée en Auvergne-Rhône-Alpes.
À l’échelle régionale, le nombre de demandeurs d’emploi des catégories A, B et C atteint 642 900 personnes au troisième trimestre 2026.
Contrairement au département ligérien, cet effectif progresse de 0,3 % sur trois mois et de 1,7 % sur un an.
Pour les seuls demandeurs d’emploi sans activité, la région enregistre également une légère augmentation trimestrielle de 0,2 %.
La situation nationale confirme ce contraste. En France, hors Mayotte, les inscriptions en catégories A, B et C progressent de 0,8 % sur le trimestre et de 2,4 % sur un an.
La Loire fait donc partie des départements qui résistent le mieux à la hausse des inscriptions à France Travail.
Le chômage des jeunes recule également dans la Loire
Autre élément notable des dernières statistiques : l’évolution de la situation des moins de 25 ans.
Dans le département, le nombre de jeunes inscrits en catégories A, B et C diminue de 0,8 % sur le trimestre et de 1,8 % sur un an.
Pour les seuls jeunes sans aucune activité professionnelle, les effectifs restent stables sur trois mois, mais affichent un recul annuel de 2,3 %.
Ces chiffres contrastent avec la tendance régionale, où les moins de 25 ans connaissent une augmentation des inscriptions de 1 % sur le trimestre et de 3,5 % sur un an.
Cette différence souligne une dynamique particulière dans le département, même si ces données ne permettent pas, à elles seules, d’identifier les secteurs économiques responsables de cette amélioration.

Une amélioration à confirmer dans les prochains mois
Si ces résultats constituent un signal positif pour l’emploi dans la Loire, ils nécessitent toutefois une lecture prudente.
Les statistiques de France Travail mesurent le nombre de personnes inscrites dans les différentes catégories administratives. Elles ne correspondent pas directement au taux de chômage calculé par l’Insee selon les critères du Bureau international du travail.
Une diminution du nombre d’inscrits peut notamment résulter de reprises d’emploi, de changements de situation ou de sorties administratives.
Les données disponibles ne permettent donc pas d’attribuer l’ensemble de cette baisse à des créations de postes.
Reste que la Loire termine le troisième trimestre 2026 sur une évolution plus favorable que la moyenne régionale et nationale. Une tendance qui devra se confirmer en fin d’année pour apprécier plus précisément la solidité du marché de l’emploi ligérien.

