Photo DR
Les grands retours n’ont pas toujours besoin de négociations interminables. Celui d’Adrien Moerman à la Chorale a tenu en quelques minutes de conversation avec TJ Parker, son entraîneur et ami de longue date. Entre les deux hommes, la relation dépasse largement le cadre professionnel, Parker est décrit par Moerman comme une figure fraternelle. Une place de poste 5 était à pourvoir, la discussion a suffi.
Un palmarès colossal, une humilité intacte
Double vainqueur de l’Euroligue avec l’Anadolu Efes, triple champion de France, double champion de Turquie, lauréat de multiples coupes nationales : le palmarès d’Adrien Moerman impressionne. Ce qui le ramène à Roanne, pourtant, n’est pas la gloire passée mais la dette affective envers le club qui a lancé sa carrière. Arrivé en 2003 au centre de formation roannais, champion de France cadets, il avait très tôt côtoyé les pros aux côtés de joueurs comme Spencer, Harper ou Badiane. Marc-Antoine Pellin, figure historique du club, a été l’un des premiers à saluer son retour.
Pas une préretraite, un défi
Certains auraient pu voir dans ce retour en Élite 2 un pas vers la sortie. Moerman écarte l’idée sans hésiter. La saison passée à Taïwan lui a rappelé qu’il avait encore du répondant : des moyennes de 15,3 points et 11,7 rebonds par match, avec des pointes à 37 unités en playoffs. Quelques saisons supplémentaires sont encore dans les plans du pivot, qui revendique son goût pour les défis.
Un homme de cœur autant que de terrain
Son agent Pascal Levy confirme que l’accord s’est conclu rapidement, et que la motivation n’est pas d’ordre financier, Moerman perçoit un salaire aligné sur celui du reste de l’effectif. Le directeur général Bertrand Rodamel ne cache pas sa satisfaction. Sur le terrain, le pivot apportera sa polyvalence sur les postes 4 et 5, son activité au rebond et sa menace extérieure, autant d’atouts précieux dans la course au titre.
Le destin a le sens du symbole : le baptême du feu de Moerman sous les couleurs choralientes se fera face à Orléans, l’un de ses anciens clubs et adversaire direct dans la course à la montée. Un clin d’œil que le principal intéressé accueille avec le sourire, avant de se concentrer sur l’essentiel : gagner.


