Amazon One : s’il arrivait dans la Loire, comment l’accueillerez-vous ?

Amazone One est en train de déployer sa solution de paiement par empreinte palmaire. Le géant américain souhaite que les clients scannent la paume de leurs mains avant d’entrer dans leur magasin préféré.
Un ordinateur scanne les trajets veineux, les sillons et les lignes de la main. L’identité biométrique est enregistrée dans une base de données.
L’idée, c’est de proposer un service fluide, sans caisse, sans produit à scanner. Le client rentre, prend ses produits en rayon, ressort, rentre chez lui. C’est tout…

Pas besoin d’enregistrer le produit, plus de caisses, plus d’attente, une promesse d’Amazon

Mais comment le commerçant sait-il que le client a acheté les produits ? Et n’y a-t-il pas d’erreurs dans le règlement ? On a testé le concept chez Whole Foodes Markets. Ici des caméras surveillent les produits qu’on prend ou que l’on repose. Tout est très vite calculé.

De ce point de vue là, Amazon sait qui on est et ce que l’on consomme. La firme de Seattle devra lever les éternelles inquiétudes autour des données personnelles pour espérer un plus large déploiement dans la grande distribution. Elle assure qu’elle ne récupère aucune data et que le client peut demander à tout moment la suppression de ses données biométriques. Comme Amazon stocke les données directement sur le cloud, il y a un risque de fuites, de failles ou d’attaques informatiques. Sur ce point, le groupe indique, sans plus de précisions, que le lecteur palmaire est protégé par de multiples contrôles de sécurité. Ainsi, les images de la paume bénéficient d’un chiffrement de bout en bout et ne sont pas stockées sur l’appareil. D’ailleurs, Amazon précise que sa solution Amazon One n’est qu’une option de paiement. Le client pourra toujours utiliser sa carte de crédit ou payer en espèces s’il a des craintes.

Restons vigilants si cela arrive dans la Loire

Il faut donc rester vigilant, car Amazon n’est pas exemplaire en matière de fuites ou d’attaques informatiques. En mars dernier (2020), le chercheur en cybersécurité Bob Diachenko avait découvert qu’une base de données Amazon Web Services avait été accessible sans la moindre sécurité pendant plusieurs jours, laissant vulnérables les informations de près de 8 millions d’utilisateurs européens d’Amazon UK, d’eBay et de Shopify. On sait que d’autres enseignes comme Auchan et Casino surveillent de près ce principe de consommation. Une méthode très économique pour les distributeurs.
On n’est pas sûr que les consommateurs de Saint-Étienne ou d’ailleurs souhaitent pour le moment cette méthode.

Les autres infos
Les autres infos