Armes, muni­tions, vio­lences conju­gales et direc­tion la jus­tice de Saint-Etienne

C’est au Palais de jus­tice de Saint-Étienne qu’un couple se déchire après 23 ans de mariage.
Les deux s’affrontent devant le juge. Ils se disent colé­riques. Raymond qui à 76 ans ne veut pas en démordre.

Tout débute en avril 2020, les gen­darmes sont appe­lés au domi­cile du couple, explique Le Progrès. Sa femme dit qu’elle vient d’être bat­tue. Pourquoi ? Des pâtes ratées. Monsieur veut man­ger cor­rec­te­ment. « Il a crié, dit-elle aux juges, parce qu’il crie beau­coup. Il avait bu. Il m’a pous­sée, m’a attra­pée par le cou, j’ai eu très peur.

 

Prenait-il des médi­ca­ments sans le savoir ?

 

Hommes, femme, et mars et vénus. « Je n’ai évi­dem­ment pas la même ver­sion. À aucun moment je ne l’ai frap­pée ni insul­tée. Elle est ren­trée comme une furie en disant : je te quitte. Je lui ai répon­du : si tu pars sans tes chiens, demain ils sont à la SPA. » rap­porte le jour­nal local. Mais sa femme ajoute qu’il pos­sède des armes et des cen­taines de muni­tions car l’homme a été trois ans mili­taire. Problème, tout ça n’a jamais été décla­ré en préfecture.

Raymond pense que sa femme le mani­pu­lait. Il explique qu’il était malade tous les matins, qu’il n’arrivait pas à mar­cher droit. Raymond est sûr qu’on lui a don­né des anti­dé­pres­seurs sans son consentement.

Une femme qui ne voyait jamais la lumière ?

La femme explique au méde­cin légiste avoir pas­sé 20 ans dans une cave. Un loft où on ne voyait jamais la lumière. Ce couple-là en rajoute de plus en plus lors des ques­tions du tri­bu­nal. Une his­toire ubuesque. Pour la femme de Raymond, « j’ai vécu avec un fou entou­ré d’armes ».

Une condam­na­tion pro­ba­toire pour un homme de 76 ans

Le tri­bu­nal de Saint-Étienne va condam­ner Raymond à huit mois de pri­son avec sur­sis pro­ba­toire pen­dant deux ans. Il aura inter­dic­tion de revoir sa femme.

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