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Le chiffre des fermetures de classes, initialement fixé à 78, a été ramené à 77 après un réexamen du dossier. Une inflexion symbolique, qui ne modifie pas fondamentalement l’ampleur des suppressions prévues pour la rentrée prochaine.
Un second comité pour acter les ajustements
C’est à Saint-Étienne que s’est tenu ce mardi le second comité social d’administration départemental, réunion au cours de laquelle les arbitrages définitifs ont été confirmés. L’inspecteur d’académie de la Loire y a officialisé les nouvelles orientations pour la rentrée 2026, entérinant une carte scolaire qui prévoit la fermeture de 77 classes et l’ouverture de 22 dans le département.
Une mobilisation syndicale et locale peu entendue
La révision n’aura pas suffi à apaiser les tensions. Dès le 31 mars, les représentants syndicaux s’étaient rassemblés devant les services départementaux pour alerter sur les conséquences de ces suppressions, tant pour les élèves que pour les personnels enseignants. Sur le terrain, certains établissements ont également engagé un bras de fer avec l’institution, à l’image de l’école du Bréat à Saint-Victor-sur-Loire, mobilisée ces dernières semaines pour défendre l’une de ses classes menacées. Du côté de la mairie de Saint-Étienne, l’adjointe à l’éducation a exprimé ses inquiétudes, soulignant les difficultés que ces fermetures font peser sur les familles comme sur les équipes pédagogiques.
Un solde largement négatif pour la Loire
Au total, la Loire enregistre un bilan scolaire déficitaire pour la prochaine rentrée : 77 classes fermées pour seulement 22 ouvertures, soit un solde net de 55 classes en moins. Un résultat qui reflète la tendance démographique à l’œuvre dans le département, mais que les acteurs de l’éducation locale peinent à accepter sans résistance.


