Covid-19 : Vers la fin du port du masque ?

France Info annonce que dès le 4 octobre, les départements qui ont le taux d’incidence inférieur à 50 cas pour 100 000 habitants devraient aller vers la fin du masque. Jean-Michel Blanquer va annoncer la liste des départements ce jeudi.

Une mesure que le gouvernement justifie par le bien-être des enfants – « le port du masque n’est pas anodin », a ainsi déclaré Gabriel Attal – mais qui inquiètent certains scientifiques. La vaccination n’étant accessible qu’aux plus de 12 ans, ces derniers craignent une hausse des contaminations dans les salles de classe. Mais le port du masque est-il vraiment efficace chez les enfants ?

 

 

La première étude s’est intéressée à la situation dans un millier d’écoles de deux comtés de l’Arizona. Les chercheurs ont divisé les établissements en trois groupes : ceux où le masque a été imposé dès la rentrée aux élèves et aux personnels (210 au total), ceux qui l’ont décidé plus tardivement (309 écoles) et ceux où il n’était pas obligatoire (480 écoles). Ils ont ensuite regardé le nombre d’épisodes épidémiques, où au moins deux cas positifs avaient été recensés entre le 15 juillet et le 31 août.

Verdict : selon les auteurs, le risque de cluster est 3,5 fois plus important dans les établissements où le masque n’est pas obligatoire par rapport à ceux qui ont imposé son port dès le départ.

La 2ème étude menée à l’échelle d’un comté cette fois s’est penchée sur le taux d’incidence chez les mineurs en fonction des mesures sanitaires en place à l’école. Cette recherche portait cette fois sur 520 comtés américains où les mêmes règles s’imposaient.

Résultat : « Le nombre de cas positifs a augmenté dans tous les comtés, mais davantage dans ceux sans masque obligatoire (environ 18 cas pour 100 000 habitants en plus) », résume « Le Parisien ».

Si, pour les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies américaines, ces études appuient donc le fait de rendre le port du masque obligatoire en intérieur dans les écoles, elles présentent cependant quelques limites.

En effet, si les auteurs ont ajusté leurs résultats en fonction de plusieurs variables, le non-port du masque ne peut pas expliquer à lui seul la reprise épidémique et d’autres facteurs doivent être pris en compte. De plus, dans la seconde étude, l’ensemble des mineurs a été pris en compte et pas seulement les enfants scolarisés. Enfin, dans certains États, les échantillons étudiés étaient restreints.

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