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Pour la cinquième année consécutive, les Masterclass Féministes organisées par Elsa Alaimo et Amaury Pontvianne, professeurs de français au collège Waldeck-Rousseau de Firminy, ont réuni élèves, enseignants et public autour d’un concours d’éloquence dédié aux droits des femmes.
Dix jeunes orateurs, une parité symbolique
Ils étaient dix sur scène, cinq filles, cinq garçons, âgés de 14 à 17 ans. Ambre Thibault, Inès, Emma, Maëlle, Merwan, Younes, Kaina, Mila, Simon et Merouane, élève du lycée Claude-Lebois de Saint-Chamond, ont chacun porté un propos construit, engagé, parfois percutant. Une parité de bon augure qui, à elle seule, dit beaucoup de l’esprit de cet événement.
La soirée s’est ouverte sur la présentation du travail du journaliste et écrivain Mathieu Palain, dont les écrits explorent les violences faites aux femmes. Cette année, il présentait une bande dessinée consacrée à l’affaire des viols de Mazan. Face à un public jeune pris entre injonctions contradictoires, il a partagé son analyse d’une génération post-MeToo tiraillée entre courants masculinistes et féministes, et souligné l’importance de tenir ce type de discussions avec des adolescents encore en train de forger leur identité, des échanges qu’il n’avait lui-même jamais eus à leur âge.
Des discours qui forcent le respect
Après la conférence, place aux jeunes orateurs. Tour à tour, ils ont abordé le harcèlement de rue, les inégalités persistantes, les stéréotypes de genre ou encore la culture du viol, avec une maturité qui a manifestement ému la salle, bien remplie pour l’occasion. Des discours qui ne manquaient ni de fond ni de forme, portés par des adolescents conscients des enjeux de leur époque — et décidés à en parler haut et fort.


