Face à cette érosion, la nouvelle municipalité conduite par Régis Juanico entend rompre avec l’attentisme et engager des mesures concrètes pour redynamiser un cœur de ville sous pression. Loin des grands discours, l’heure est à la coordination et à l’action de terrain.
Un conseil stratégique pour décloisonner les services
Première mesure structurelle : la création d’un conseil mensuel réunissant commerçants, élus et services municipaux. L’instance vise à fluidifier la circulation de l’information, notamment autour des animations et des projets commerciaux, mais aussi à mieux synchroniser deux services historiquement peu coordonnés, le commerce et l’animation. Un adjoint dédié à ces deux missions a d’ores et déjà été nommé pour incarner cette nouvelle cohérence. Les prochaines semaines s’annoncent chargées : un mois de mai rythmé par les célébrations liées à la remontée de l’ASSE en Ligue 1 et à l’anniversaire du titre de 1976 est déjà au programme.
Transports et stationnement : des pistes à concrétiser
L’accessibilité au centre-ville constitue l’autre chantier prioritaire. La gratuité des transports en commun le samedi est envisagée dès le 1er septembre, sous réserve d’un vote favorable du conseil métropolitain. Sur le stationnement, le maire privilégie une approche nuancée plutôt qu’une gratuité totale héritée de l’ancienne équipe : trois heures gratuites le week-end pourraient constituer le compromis retenu, après qu’une étude aura évalué l’efficacité réelle du dispositif.
Carte cadeau et droit de préemption contre les vitrines vides
Parmi les initiatives les plus concrètes figure la création d’une carte cadeau dédiée aux commerces du centre-ville, sur le modèle de la carte Steel. La municipalité entend en soutenir le déploiement, notamment en l’intégrant aux avantages proposés aux agents municipaux afin d’en amorcer l’usage. Pour lutter contre la multiplication des vitrines vides, la mairie envisage par ailleurs de recourir au droit de préemption commercial, outil juridique lui permettant d’acquérir des locaux vacants pour les proposer à des commerçants à des conditions avantageuses. Une manière de reprendre la main sur un tissu commercial qui s’effrite.


