La chronique de Martial : les anglicismes omniprésents dans la langue française (a scroller d’urgence)

J’é­tais en day off quand mon smart­phone a son­né. C’é­tait mon boss. J’ai mis mes warn­ings et j’ai décroché. Il voulait que je fasse du phon­ing pour une opéra­tion de crowd­fund­ing. Son busi­ness ne pou­vait pas atten­dre la fin du week-end ? 

Du coup on a fait un list­ing de spon­sors en live via Skype, on s’est imposé une dead­line et je lui ai dit bye bye. J’ai fail­li faire un crash avec mon Land Rover que je venais de finir de cus­tomiser en plus ! Je suis ren­tré chez moi et ma copine avait un call avec son coach, je me suis demandé s’ils fai­saient seule­ment du fit­ness ces deux-là. 

À la TV un type par­lait de son burn out dans un prime time pour faire le buzz. J’ai zap­pé sur un remake en stream­ing, un bon thriller genre block­buster bien bor­der­line. Ma copine m’a par­lé du cast­ing qu’elle allait pass­er et pour lequel il fau­dra qu’elle respecte un dress code. 

Cool ! C’est un beau chal­lenge, je lui ai dit. Puis elle a lu un best sell­er, comme si elle était over­bookée. J’en ai prof­ité pour check­er mes mails, un pote m’a envoyé une pri­vate joke et le ser­vice mar­ket­ing m’a envoyé un debrief­ing de notre dernier work meet­ing en open space. Du coup j’é­tais en bad. Over­dosé, je me suis fait un smooth­ie dans un shak­er. Les news n’é­taient pas tops jusqu’à que je reçoive un screen de ma team sur Mes­sen­ger m’an­nonçant le Black fri­day. Pen­dant que ma copine était aux WC, j’ai swipé sur Tin­der. J’ai eu plusieurs matchs et avec une, même, on s’est pro­gram­mé un date. Elle m’a dit qu’elle en avait marre de son sex toy, qu’elle voulait un vrai boy. Je lui ai sor­ti mon pitch quand on tchatait et le deal c’é­tait ren­dez-vous mar­di avec mon nou­veau crush sur le park­ing du Quick.

Ma copine est rev­enue à la charge : “Tu savais que Ricky Mar­tin était gay ? Il a fait son com­ing out et je ne le savais pas !”. Je lui ai sor­ti une punch­line et elle m’a stalké pour que je me focus sur son brush­ing. “Ça me va bien ma nou­velle coupe ou tu trou­ves ça too much ?”. Ça va c’est plutôt light, j’ai répon­du. Mau­vais tim­ing, j’ai bon­di dans un Uber pour fil­er à mon after­work dans un pub sur un rooftop. Là, mon crew m’at­tendait. On a refait le monde autour d’une bouteille de whisky et une autre de Grey goose.

Direc­tion ensuite un night-club ambiance nineties. Ça a été short pour ren­tr­er mais on a atteri sur le dance­floor où un type dan­sait le moon­walk. Ivre, j’ai insulté le bar­man de has been qui m’a fait un fuck. Le DJ pas­sait une playlist pas très fun. C’é­tait le rush au ves­ti­aire, j’ai récupéré mon bomber et j’ai filé. Je n’ai pas trou­vé d’after alors je suis ren­tré dans mon loft, j’é­tais K.O. Hard comme soirée !

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