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Le Dr François Gibaud, ancien chef du service des urgences, dénonce une réorganisation qui fait passer le territoire « de quatre lignes de garde à trois, toutes situées à Montbrison », affaiblissant la couverture sanitaire du sud du département.
Sept réunions avec la municipalité, une lettre transpartisane des parlementaires Pierre-Jean Rochette, Jean-Claude Tissot et Jean-Pierre Taite, ainsi que les courriers de la maire Marianne Darfeuille n’ont pas encore abouti. Pourtant, l’Agence régionale de santé ne s’opposerait pas au projet selon le Dr Gibaud, qui rappelle qu’une validation a été obtenue en conseil de surveillance en février 2025.
Un projet médical pragmatique
L’ancien urgentiste propose un dispositif réaliste : deux postes de médecins pour couvrir les jours ouvrés dans un premier temps, sans fonctionnement 24h/24. Ces praticiens pourraient également conditionner les urgences les plus graves présentées à Efic santé avant régulation SAMU. Il invoque l’obligation de moyens en médecine pour justifier cette nécessité.
Séverine Giroud, présidente du Conseil de vie sociale de l’Ehpad, exprime de vives critiques sur le projet de reprise par l’Ehpad de Boën-sur-Lignon. Elle qualifie le dossier actuel de coquille vide et de projet lambda qu’on aurait pu écrire avec de l’IA, déplorant un processus précipité qui a fait fuir les candidats potentiels.
L’opacité des coûts réels de l’Ehpad effraie les repreneurs potentiels. « On ne sait pas réellement combien coûte l’Ehpad à l’hôpital », souligne Séverine Giroud dans les lignes du Progrès, pointant les charges communes non individualisées. Les futurs gestionnaires devront financer location, reconstruction, lingerie et pharmacie sans visibilité claire sur les coûts.
Le CVS conteste également le choix de reconstruction sur site, « en centre-ville, en bas d’une rue difficile à monter, dans un endroit exigu, sur plusieurs étages, sans possibilité d’un espace de verdure ». Pour un établissement accueillant « les résidents les plus lourdement handicapés de la Loire », cette configuration est jugée inadéquate.
La privatisation du service de radiologie suscite l’indignation générale avec des dépassements d’honoraires systématiques pouvant atteindre 40 euros. Le Dr François Gibaud dénonce particulièrement l’impact sur les campagnes de prévention du cancer du sein, qualifiant la situation de scandaleuse. Un adhérent témoigne s’être senti escroqué.
Des solutions limitées pour les patients
Face à ces dépassements, les patients doivent choisir entre se rendre jusqu’à Tarare ou tenter de négocier. Le Dr Nicolas rappelle que « un dépassement d’honoraires est toujours négociable », mais envisage un signalement à l’Ordre en cas d’abus avéré.

