Le CNRS vous propose d’élever un blob… Mais c’est quoi ? 42info vous explique

Le blob est déjà une star dans le milieu de la recherche ! À tel point que le CNRS lance une expérimentation où 10 000 scientifiques amateurs acceptent d’élever un blob et de travailler sur l’impact du changement climatique.

Ni animal, ni végétal : voici le blob ! Cette créature mystérieuse, unicellulaire, fait l’objet de multiples expériences en France. Le CNRS demande désormais à 10 000 chercheurs amateurs de mener des expériences depuis votre domicile.

 

Qu’est-ce-qui est jaune et vous attend ? Le blob !

 

Le blob fascine le Centre National de la Recherche Scientifique, car ce petit organisme est capable d’apprendre de ses expériences et de les transmettre à ses congénères. Audrey Dussutour, biologiste au CNRS, explique que les exploits du blob fascinent déjà depuis plusieurs années : « Je pense que le regain pour cette créature a eu lieu en 2000. Le chercheur japonais Toshiyuki Nakagaki avait démontré que cet organisme était capable de trouver le chemin le plus court pour sortir d’un labyrinthe et pouvait être utilisé pour planifier des trajets. »

 

Un appel a été lancé afin de trouver 10 000 volontaires, et pourquoi pas des ligériens et des habitants de Saint-Etienne pour accueillir un blob au sein de leur foyer. À l’heure actuelle, le CNRS a reçu plus de 27 000 candidatures ! Mais le centre ne veut pas s’arrêter là : plus de personnes pourront mettre en avant l’élevage de blobs, plus de données serviront à mieux connaître cette espèce.

 

L’objectif final est de connaître les impacts du réchauffement climatique sur cet organisme vivant, et surtout en fonction des régions et des températures.

 

Sensiblisiser le grand public

 

L’intérêt de cette initiative est aussi de faire participer le grand public afin de le sensibiliser aux recherches scientifiques. Surtout que le études autour du blob représentent un enjeu d’avenir, comme l’explique Audrey Dussutour : « Il est capable de régénérer, de contourner les effets du vieillissement. S’il y avait une piste à suivre, ce serait celle-ci. Mais le blob est aussi étudié parce qu’il est capable de dépolluer certains sols. Il y a aussi des chercheurs allemands qui l’étudient comme un modèle pour soigner le cancer. Il a un système vasculaire, à l’intérieur de sa cellule, très proche de celui trouvé dans certaines tumeurs. Il est donc vraiment important de mieux le connaître, de mieux le protéger, sachant qu’en ce moment, avec le réchauffement climatique, on perd énormément de biodiversité. »

 

Des blobs ont déjà été élevés dans plusieurs écoles de France, et même dans l’espace ! Thomas Pesquet en a emporté avec lui, à bord de SPACE X. Les blobs spatiaux sont observables sur le site du CNES (Centre national d’études spatiales).

 

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