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15 matchs sans marquer. L’attente était longue, pour lui comme pour les supporters. À Pau, Lucas Stassin a enfin remis les compteurs à zéro avec un doublé plein de sang-froid. Dès la 3e minute, il surgit au premier poteau sur le centre de Cardona pour ouvrir le score d’une frappe du pied droit. À la 64e, il conclut proprement le service parfait de Boakye pour faire le break. Deux appels tranchants, une vraie présence dans la surface, une efficacité retrouvée. Une prestation qui pourrait peser lourd dans la course à la montée.
Boakye, le chef d’orchestre offensif
Deux passes décisives, et quelles passes. Sur le deuxième but, le Ghanéen prend tout le monde à contre-pied en servant Stassin alors que la frappe semblait évidente. Dans le temps additionnel, son centre millimétré pour Duffus, venu clore la marque à 3-0, est un modèle de précision. Créativité, justesse technique, sens du jeu collectif : Boakye a livré une performance de haut niveau dans un match capital.
Une défense imperméable
La charnière Nade, Le Cardinal a répondu présent. Solides dans les duels, concentrés dans les relances, les deux défenseurs ont tenu bon face aux séquences de pression paloise en première période. Larsonneur a fait le reste : deux arrêts décisifs, dont un face à Versini, ont préservé l’avantage stéphanois dans les moments de doute. Sans le portier, la physionomie du match aurait pu être toute autre.
Une opération comptable en or
La victoire 3-0 à Pau, c’est aussi et surtout quatre points d’avance creusés sur Reims, première équipe non directement promue. Les Verts s’installent en tête du championnat au moins jusqu’au match Troyes – Amiens. Dans un sprint final à couteaux tirés, ce succès envoie un message fort à la concurrence.
Un milieu fébrile avant la pause
La première période a montré des limites. L’ASSE a souffert dans la conservation du ballon et dans la récupération des seconds ballons, laissant à Pau de trop nombreuses séquences de domination. Sans un Larsonneur décisif, le score aurait pu basculer. L’entrée d’Aïmen Moueffek à l’heure de jeu a rééquilibré les débats, plus d’impact, plus de projection, plus de justesse. Une réaction bienvenue. Mais face à une équipe plus clinique, cette entame imparfaite aurait pu coûter beaucoup plus cher.


