Les caméras de vidéosurveillance de la ville avaient détecté un regroupement inhabituel, éclairé par des phares de voitures, qui a nécessité le déploiement conjoint d’équipages de la police municipale et de la police nationale.
Des chiffres qui varient, une violence qui ne fait pas débat
Le nombre de participants à ce rassemblement fait l’objet d’estimations divergentes selon les sources. Une source sécuritaire évoque une centaine d’individus, tandis que le directeur interdépartemental de la police nationale dans la Loire retient plutôt le chiffre d’une cinquantaine de personnes. En revanche, sur la nature de l’événement, les témoignages convergent : il s’agissait bien d’une rixe, un affrontement collectif organisé dans l’obscurité du parc.
Les forces de l’ordre caillassées
À leur arrivée sur les lieux, plongés dans le noir, les policiers ont essuyé des jets de pierres. Ils ont dû faire usage de moyens lacrymogènes pour reprendre le contrôle de la situation. L’intervention a finalement permis la dispersion de l’ensemble des protagonistes. Aucune interpellation n’a pu être effectuée dans la confusion, mais une enquête a été ouverte.
L’affaire s’invite dans la campagne municipale
C’est lors du débat sécurité organisé par la rédaction de La Tribune-Le Progrès le 10 mars que l’incident a été rendu public. Le candidat aux municipales Éric Le Jaouen, ancien président du Medef Loire, avait alors affirmé avoir été témoin d’une scène impliquant près de 200 personnes sur le site du puits Couriot. Des propos difficiles à confirmer dans leur intégralité, mais que les investigations de notre rédaction ont permis de corroborer dans leurs grandes lignes.


