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Le prévenu a considérablement alourdi son casier judiciaire en l’espace d’une semaine. Après avoir commis des violences sur sa conjointe à Firminy, il s’en est pris à son voisin qu’il accusait, avec d’autres personnes, d’avoir endommagé son automobile.
À la barre, l’homme alterne entre reconnaissance des faits et minimisation : « De base, je voulais nier les faits. Mais c’est vraiment une gravité ce que j’ai réalisé. Cependant faute avouée, à moitié pardonnée. » Un positionnement qui n’a pas échappé aux magistrats, le prévenu semblant vouloir être « juge et partie » dans sa propre affaire.
Un casier déjà très chargé
Bien que posé et coopératif devant le tribunal, l’accusé présente un profil préoccupant. Avec 27 mentions à son casier judiciaire, il n’en est pas à sa première infraction. Il a déjà purgé douze ans de prison pour vols aggravés, violences routières et violences conjugales.
Un sursis probatoire plane également pour des violences avec arme, plaçant cette nouvelle affaire dans un contexte de récidive légale. « J’ai pété les plombs, je le reconnais, c’est le problème de l’alcool », a-t-il tenté de justifier devant les juges.
La partie civile dénonce un mode de règlement inadmissible
Me Cizeron, représentant la victime, a mis en garde le tribunal : « Il ne faut pas se laisser abuser par les propos du prévenu. On ne règle pas ses conflits avec une arme. Mon client n’a dû son salut uniquement parce qu’il a cédé. »
La procureure a quant à elle dénoncé « des pressions inacceptables et une réitération des faits à une semaine d’intervalle », soulignant le caractère préoccupant de cette double violence rapprochée.
Me Meriem Kadri, avocate de la défense, a suggéré « qu’il y a une alternative au mandat de dépôt avec une peine de semi-liberté ». Elle a également contesté la matérialité des faits en soulignant que « pour la menace du couteau sous la gorge, il n’y avait pas de témoin ».
Une condamnation ferme avec aménagement
Kevin Nabab a été déclaré coupable et en récidive légale. Le tribunal l’a condamné à douze mois de prison assortis d’un mandat de dépôt. La peine sera ensuite aménagée en semi-liberté, lui permettant de travailler en journée tout en retournant en détention le soir.
Il devra également verser 800 euros de dommages et intérêts à sa victime pour le préjudice subi.

