Saint-Etienne : Brain Damage et Harrison Stafford le 21 Oct.

A la salle du Cla­pier.

Tous deux ori­gi­naires de Jamaïque, ils aiment métis­ser leurs musiques, en témoigne la fusion du jazz et des musiques tra­di­tion­nelles jamaï­caines.

Cela fait 20 ans que cha­cun fait de la musique sans vrai­ment se ren­con­trer. Ils bous­culent les codes des sons tout en res­pec­tant leur musique d’origine, le dub et le reg­gae. Et puis vient le moment de la ren­contre des deux hommes.

Brain Damage : Consi­dé­ré comme l’un des fon­da­teurs de la scène dub en France

De cette ren­contre inat­ten­due naî­tra donc l’album « Libé­ra­tion Time », qui ravi­ra bon nombre d’amateurs des tra­vaux des deux artistes. A la voix, Har­ri­son et à l’écriture et à la pro­duc­tion, Brain Damage.
Brain Damage : Consi­dé­ré comme l’un des fon­da­teurs de la scène dub en France, il y crée dès 1999 le pre­mier live machine du genre et éta­blit rapi­de­ment des connec­tions avec cer­tains des maîtres du style en Angle­terre (Zion Train, Alpha & Ome­ga, The Dis­ciples). En 2002 et 2004, accom­pa­gné du bas­siste Raphaël Talis, il pro­duit ses deux pre­miers albums sur le mythique label pari­sien Ham­mer­bass, avant de rejoindre en 2006 l’é­cu­rie Jar­ring Effects pour une tri­lo­gie expé­ri­men­tale et concep­tuelle réa­li­sée en col­la­bo­ra­tion avec une pléiade d’artistes inter­na­tio­naux (Black Sifi­chi, Mark Ste­wart, Hakim Bey).

Har­ri­son Staf­ford : Har­ri­son Todd Staf­ford est né le 26 novembre 1977 et a gran­di à Plea­san­ton, une ville de la ban­lieue est de San Fran­cis­co aux Etats-Unis. Il fré­quente l’é­cole publique mais aus­si la syna­gogue où il étu­die la Torah et apprend l’hé­breu. La musique tient éga­le­ment une place par­ti­cu­lière dans sa famille : son père est pia­niste de jazz et son frère passe son temps à écou­ter Bob Mar­ley et Peter Tosh. Har­ri­son Staf­ford déve­loppe très jeune une pas­sion pour le ras­ta­fa­risme, les rythmes et la culture de la dia­spo­ra afri­caine. Il découvre la Jamaïque à l’a­do­les­cence et ren­contre l’un des piliers du mou­ve­ment ras­ta, Mor­ti­mer Plan­no. Après le lycée, Har­ri­son Staf­ford étu­die le jazz à la Sono­ma State Uni­ver­si­ty où il fait la connais­sance de Mar­cus Ura­ni et de Ryan New­man. Ensemble, ils forment le groupe de fusion reg­gae Groun­da­tion en 1998.

Brain Damage, Har­ri­son Staf­ford - Libe­ra­tion Time


Avec les deux autres membres fon­da­teurs de Groun­da­tion, il enre­gistre Rocka­mo­vya en 2008, En 2012, Groun­da­tion publie un sep­tième album, Buil­ding an Ark tan­dis que Pro­fes­sor sort Throw Down Your Arms, album live qui reprend la struc­ture de Mad­ness. On le retrouve en solo quatre ans plus tard pour l’al­bum One Dance, du moins pour la forme, car il est entou­ré des musi­ciens qui l’ac­com­pagnent pour son pro­jet paral­lèle, Pro­fes­sor. Toute l’é­quipe s’est offert pour l’oc­ca­sion un pèle­ri­nage en Jamaïque et en est reve­nu avec ce témoi­gnage enso­leillé et tech­nique.

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