St-Etienne : Les Editions Lysons abusent une auteure Leforestoise

St-Etienne : Les Editions Lysons abusent une auteure Leforestoise

Originaire du Pas-de-Calais, l’écrivaine Sandrine Fillassier a la passion des mots. Elle a écrit plusieurs livres en auto-édition, mais, pour son dernier manuscrit « Transe Mission », elle décide de partir à la recherche d’une maison d’édition. Et c’est à Saint-Etienne qu’elle trouve la personne qui lui propose d’éditer son livre. Après des échanges de mails avec Leandro De Carvalho, le responsable des Editions Lysons, elle signe un contrat en décembre 2017. Leandro De Carvalho est bien connu à Saint-Etienne puisque qu’il tient une boutique dans la Galerie Dorian.

Dans les accords entre Sandrine Fillassier et son éditeur stéphanois, l’éditeur doit prendre en charge la correction, la mise en page, l’impression et la promotion du livre. « Lorsque je me suis renseignée sur internet, il avait l’air d’être sérieux et, au début, nos relations étaient agréables, courtoises, il m’a mise à l’aise, il m’a même tutoyée ». Elle envoie son manuscrit à Leandro De Carvalho. Il plaît à l’éditeur stéphanois qui envoie à Sandrine Fillassier un contrat d’une vingtaine de pages qu’elle signe.

L’auteure espère avoir son roman publié avant un salon du livre prévu le 14 avril à Sin-le-Noble (59). « Dans le contrat il avait bien précisé que mon roman serait publié sous forme numérique sous trente jours après la signature ». Même si le contrat de donnait pas de date pour la publication physique, Leandro De Carvalho lui promet par mail (et messages privés) que son livre serait prêt avant le salon du livre. « Je suis un homme de parole » lui dit-il fin février.

Il a été très discourtois, et n’a pas respecté le contrat et l’a bloquée de Facebook, Twitter et Instagram

Après une relance, son éditeur s’énerve. « Je ne suis pas un surhomme, tu n’as aucune compassion pour moi » : c’est une claque pour Sandrine. L’écrivaine explique que Leandro De Carvalho a été très discourtois, et n’a pas respecté le contrat et l’a bloquée de Facebook, Twitter et Instagram. Deux jours après, elle reçoit une lettre de licenciement (en recommandé avec accusé de réception) adressée à elle-même, mais également à son époux (?)… « Il m’a écrit en me menaçant et demandant explicitement que je fasse attention à mes paroles sur les réseaux sociaux ». La romancière se dit choquée et inquiète attendu qu’aucune menace n’avait été effectuée de sa part.

Le journal “La Voix du Nord” a réalisé un article sur l’histoire malheureuse de Sandrine Fillassier. Le journaliste a demandé des explications au responsable des Editions Lysons. Ce dernier a répondu par mail : « Les délais garantis dans le contrat d’édition ont des conditions : un ouvrage bien rédigé et ne bénéficiant pas de corrections particulières. L’auteur doit, préalablement à la publication, nous retourner le manuscrit relu et corrigé par ses soins après appel à un correcteur » explique-t-il à “La Voix du Nord”. Problème, cette mention n’est pas dans le contrat signé entre Les Editions Lysons et Sandrine Fillassier… ni dans les messages privés avec elle. De plus, Leandro De Carvalho parle dans ses mails à la première personne du pluriel alors qu’il n’a pas de salarié enregistré au registre du commerce.

Leandro De Carvalho explique qu’il n’est pas un sur-homme, mais possède une boutique de cadeaux dans la galerie Dorian à Saint-Etienne, un cabinet de curiosité (d’après l’article de La Voix du Nord) et une maison d’édition. Le tout pour un seul salarié, lui-même.

Sandrine Fillassier est aujourd’hui déprimée et bouleversée. Néanmoins, elle a rendez-vous avec son avocat cette semaine, et a décidé de porter l’affaire devant la justice pour la bonne raison qu’elle possède toutes les preuves écrites.

Affaire à suivre très prochainement.