Téléfoot : com­ment rési­lier son abonnement ?

Téléfoot : com­ment rési­lier son abon­ne­ment et où voir la Ligue 1 en 2021 ?

Mode d’emploi pour rési­lier son abon­ne­ment et voir les pro­chains matchs.

Quels sont les recours pour les abon­nés, quelque 600 000 per­sonnes selon Mediapro ? Où les fans de bal­lon rond pour­ront-ils voir les matchs de Ligue 1 et Ligue 2 lors de la fin de Mediapro ? Éléments de réponse.

Que peuvent faire les abon­nés directs de telefoot.fr ?

La ques­tion du rem­bour­se­ment se pose donc sur­tout pour les abon­nés ayant sous­crit un enga­ge­ment d’un an pour 25,90 euros et se retrou­vant avec un écran noir. « Dès lors que vous ne ver­rez plus rien à l’an­tenne, vous pour­rez réagir », explique à l’AFP Raphaël Bartlomé, res­pon­sable juri­dique de l’UFC Que Choisir. « Il n’y a aucun risque juri­dique. C’est un prin­cipe du Code civil, trans­ver­sal dans tous les contrats », pour­suit-il. L’association a créé une page dédiée très ins­truc­tive au sujet de Téléfoot.

Selon le res­pon­sable juri­dique de l’UFC Que Choisir, « la situa­tion la plus périlleuse » sera si la socié­té rentre en liqui­da­tion. « Ça va être le par­cours du com­bat­tant pour récu­pé­rer quelque chose, la pro­ba­bi­li­té est très très faible », affirme-t-il à l’AFP. Les condi­tions géné­rales de la chaîne Téléfoot indiquent qu’en cas de faillite, ces­sa­tion des acti­vi­tés ou de rési­lia­tion de la conven­tion du Conseil supé­rieur de l’au­dio­vi­suel, « toutes les sommes payées par l’a­bon­né pour la durée de l’a­bon­ne­ment res­tant à cou­rir seront rem­bour­sées sans retard exces­sif ». Sur sa page Internet dédiée, UFC Que Choisir : « Si l’en­tre­prise est pla­cée en liqui­da­tion judi­ciaire, ces sommes seront à deman­der au man­da­taire ou au liqui­da­teur judi­ciaire par le biais d’une décla­ra­tion de créance. Le rem­bour­se­ment dépen­dra de l’ac­tif dis­po­nible, les clients étant les der­niers ser­vis. Autrement dit, il sera dif­fi­cile, voire impos­sible, de récu­pé­rer votre argent… »

La situa­tion des abon­nés via les four­nis­seurs d’ac­cès à Internet

La majeure par­tie des abon­ne­ments pro­vient des four­nis­seurs d’ac­cès à Internet, à savoir Orange, SFR, Bouygues Telecom et Free. Ils ont tous signé des accords de dis­tri­bu­tion avec le groupe sino-espa­gnol. Des pos­sibles « couacs » peuvent cepen­dant sur­ve­nir pour cer­tains abon­nés si le ser­vice client de leur opé­ra­teur n’est pas assez réac­tif, alerte UFC Que Choisir. Les offres issues de l’ac­cord entre Mediapro et Altice (pro­prié­taire entre autres de SFR, mais aus­si de RMC Sport), qui per­met­taient notam­ment à Téléfoot de codif­fu­ser la Ligue des cham­pions en 2020–2021, risquent de poser des com­pli­ca­tions. Ainsi, dans le cas de l’offre cou­plée RMC Sport-Téléfoot, il fau­dra « trou­ver une solu­tion alter­na­tive, car la dis­pa­ri­tion de Téléfoot serait juri­di­que­ment une modi­fi­ca­tion sub­stan­tielle » du contrat. « Évidemment, si Mediapro cesse d’é­mettre, ne dif­fuse pas de matchs, et que sur un mois nos clients n’ont pas le ser­vice auquel ils se sont abon­nés, ils ne seront pas fac­tu­rés », assure-t-on du côté des opérateurs.

Où voir les matchs de Ligue 1 et Ligue 2 en 2021 ?

Où voir les matchs en 2021 ? Très pro­ba­ble­ment sur Canal+, mais peut-être encore sur Téléfoot… Mais la réponse pré­cise reste en sus­pens. Car la Ligue de foot­ball pro­fes­sion­nel a récu­pé­ré ses droits de dif­fu­sion, et va devoir les attri­buer à un autre opé­ra­teur. « Téléfoot conti­nue­ra de dif­fu­ser les matchs et les pro­grammes de Ligue 1 et de Ligue 2, jus­qu’à la réat­tri­bu­tion de ces droits à un autre dif­fu­seur », a pré­ci­sé le groupe dans un communiqué.

Tous les regards se tournent vers Canal+. La chaîne cryp­tée a éva­lué ces droits à envi­ron 600 mil­lions d’eu­ros par an (contre 814 mil­lions que devait payer Mediapro par an pour la Ligue 1 et Ligue 2). Si Vivendi, mai­son mère de Canal+, dis­pose d’un tré­sor de guerre d’au moins 3 mil­liards d’eu­ros après la vente de 10 % du capi­tal du label Universal Music au chi­nois Tencent, le groupe assure n’être pas pres­sé. « C’est un peu comme quand un mari ou une épouse se fait lar­guer par l’autre et que, deux ans plus tard, la per­sonne par­tie revient au foyer. Entre-temps, vous avez refait votre vie », indique une source du groupe. Ainsi, Canal+ est satis­fait de son offre sport avec les matchs de Ligue 1 du same­di, le Top 14 et les cir­cuits de F1. « Reprendre du foot en cours d’an­née ne nous fera pas néces­sai­re­ment gagner des abon­nés », indique une bonne source.

De toute façon, si elle ne s’ac­corde pas avec Canal+, beIN Sports ou un autre, la Ligue trou­ve­ra une solu­tion pro­vi­soire pour dif­fu­ser. Même peut-être avec Canal+, qui est prêt à mettre ses moyens à dis­po­si­tion le temps de trou­ver une solu­tion… « Notre sou­hait et pré­oc­cu­pa­tion pre­mière, quelle que soit l’is­sue de ce qui va se pas­ser, c’est de faire en sorte que nos clients ne ratent aucune jour­née de Ligue 1 et Ligue 2 », pré­cise à l’AFP Orange, pre­mier opé­ra­teur fixe avec près de 12 mil­lions d’a­bon­nés. Quel que soit le dif­fu­seur, les pirates, eux, conti­nuent leurs pra­tiques. Selon l’Hadopi, l’or­gane de pro­tec­tion des droits d’au­teur, ils sont près de 3 mil­lions en France à consom­mer des pro­grammes spor­tifs illégalement.

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