Un réseau de prostitution jugé à Saint-Etienne

avp-touteressemblance



Depuis jeudi, au tribunal de Saint-Etienne on juge une affaire de prostitution. Dans cette affaire sont concernés une mère maquerelle, un informaticien et 5 standardistes.

C’est un réseau de prostitution qui était dirigé depuis Paris pour vendre les charmes de filles dans près de 148 villes dont Saint-Etienne. Dans cette affaire tout le monde se renvoie la balle. Difficile de retrouver le patron de ce réseau de proxénétisme chinois qui exerçait sur toute la France entre le 1er avril 2017 et le 10 avril 2018. Dans le box : la mère maquerelle chinoise de 32 ans et son compagnon de 28 ans, mais également un informaticien de 34 ans. 

328 000 annonces de massages érotiques postées

C’est sur le site Vivastreet que les petites annonces étaient postées « massages érotiques à 15 euros ». L’annonce était accompagnée de photos de belles chinoises de 20 ans. Des annonces postées 328 000 fois sur internet dans 148 villes de France. C’est grâce à ces annonces que les enquêteurs ont pu remonter la piste des proxénètes.

Mais difficile de savoir qui tire réellement les ficelles. Le réseau est bien organisé pour tromper les enquêteurs. Beaucoup d’adresses IP, de nombreuses lignes téléphoniques. C’est un informaticien de 34 ans qui était à la manœuvre. Mais il clame son innocence. Il nie en bloc. Annie, elle, confirme être chargée de trouver les filles. Elles sont toutes chinoises et arrivées avec des visas touristiques à échéance. Dans le staff, de nombreuses standardistes. Elles sont étudiantes en France depuis plusieurs années, elles sont bilingues Chinois-Français et sont diplômées. Elles gèrent le lien entre les clients et les prostituées. Tout se gère depuis Paris. « C’est une grosse entreprise » explique le président du tribunal de Saint-Etienne.

L’entreprise est rôdée. Les filles recrutées pour vendre leurs charmes étaient disponibles de 9h à 22h dans de nombreuses villes de France. Elles avaient entre six et quinze clients par jour. Elles louaient des appartements sur Airbnb. Lors du procès, c’est l’informaticien qui serait mis en cause dans l’organisation de l’entreprise. Tout le monde se partageait les bénéfices. 50% pour les prostituées, 10% pour les standardistes et 40% pour les dirigeants. D’après les enquêteurs, le bénéfice du réseau était de 400 000 euros par mois. Ce vendredi, les avocats des accusés devraient contester ce chiffre.